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1 juillet, 2014

Les Films de ma collection 7

Classé sous animation,Films de ma collection — Migas @ 15:14

LES FILMS DE MA COLLECTION :
Films d’animation

Carrousel Boréal de Ladislas Staréwitch

J‘ai acheté ce merveilleux petit film de Ladislas Staréwitch à Jean-Yves Fontaine. Autant dire que je me suis précipité pour l’avoir lorsque je l’ai vu passé sur EBay. Fait du hasard, j’avais assisté, peu de temps auparavant à un ciné-concert dans lequel ce même film était programmé. Peu convaincu par le travail des musiciens accompagnateurs[1], j’avais par contre été complètement séduit par la fraîcheur qui se dégageait de « Carrousel Boréal » et ses couleurs magnifiques. J’ai retrouvé le même plaisir en regardant ma copie 16mm aux couleurs impeccables. 

 

Car Bor 1

CARROUSEL BORÉAL
(Winter Carousel)
Film en couleur, 350 mètres (12 minutes), 1958

Le film a été produit par Alexandre Kamenka (les films ALKAM) qui signe la direction artistique.
Scénario, animation et marionnettes : Irène et Ladislas Staréwitch
Musique : Daniel White
Ingénieur du son : René Louge
Enregistrement : Studio Marignan
Laboratoire Eclair
Il s’agit du dernier film achevé de Ladsilas Staréwitch.

Scénario

C’est l’hiver dans un paysage de campagne enneigé avec un lac gelé à souhait pour s’adonner au patin à glace. Deux personnages, un ours brun et un lapin, espiègles, ne demandent qu’à s’amuser. Survient une jeune ourse sur son traineau tiré par trois lapins qui accepte bien volontiers de partager leurs jeux. La belle, chaussée de ses patins, perd intentionnellement son mouchoir. Un des compères le ramasse, fait mine de lui rendre mais le subtilise au dernier moment. Il s’ensuit une série de jeux, courses poursuites et autres glissades sur la glace. Bientôt, alors que l’on perçoit le début de la fonte des neiges, arrive le moment de la séparation. L’ourse blanche doit s’en retourner. Nos deux compères se retrouvent seuls et tristes mais l’hiver va laisser le place au printemps. Alors, le bonhomme de neige, curieux personnage, se transforme en un bonhomme de printemps, musicien, aux yeux en fleurs et qui ressemble vaguement à une cigale.

 Le Style Staréwitch

Le film possède un charme particulier propre aux œuvres de Staréwitch. Fraîcheur du sujet, espièglerie des personnages, réalisme dans les attitudes et les émotions, précision des mouvements constituent, entre autres caractéristiques, le style du cinéaste. A l’instar des réalisateurs de films d’animation les plus réputés, Staréwitch crée du mouvement, donne de la vie à des objets inanimés qui, grâce à lui, bougent, marchent, glissent, accomplissent des gestes originaux et merveilleux ; toutes choses qui caractérisent sa technique d’animation qu’il nomme « Plastique animée ». Dans le « Carrousel Boréal », les personnages sont des animaux en peluche mais l’animation de Staréwitch leur donne une dimension naturaliste. Les yeux, la finesse des doigts, la petite langue gourmande de l’ours brun ou de ses compagnons léchant la glace, par exemple, sont des éléments qui participent à donner de la vie aux marionnettes.

 Des techniques « délicieusement » artisanales

Les trucages tiennent de la « méthode Méliès » : fééries et tours de magie délicieux. Stanislas Staréwitych utilise l’effet kaléidoscope, les chromotropes[2] en fond pour le carrousel, le décor défilant derrière les personnages pour simuler un traveling latéral accompagnant les personnages, les fils transparents (cheveux d’Irène ?[3]) pour maintenir les personnages en apesanteur, les miroirs pour représenter le lac dégelé, des fils tremblotants sortant de la gueule du lapin pour signifier ses sifflements, les fondus enchaînés pour marquer le passage de l’hiver au printemps. La musique, un peu désuète, accompagne gentiment les images . La palette des couleurs est particulièrement riche. Dans la première partie, des tâches de couleurs vives (bleu, vert, rouge) appartenant aux vêtements des personnages virevoltent sur des décors enneigés colorés de couleurs tendres alliées au blanc (bleu, vert, rose). Ensuite, l’apparition du printemps laisse les couleurs s’emparer gaiement et sans mesure des décors et des accessoires.

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Le carrousel tient une place centrale dans la construction de l’histoire et dans le temps réel du déroulement du film puisqu’il se situe au milieu. Il s’agit d’un sapin brillant de mille feux qui tourne en emportant nos amis dans une ronde endiablée. Le printemps engendre de nouveaux jeux, de nouvelles activités entreprises avec toujours autant de légèreté ! Les jouets en peluche qui incarnent les personnages principaux se voient, à plusieurs moments rejoints par des animaux plus familiers de Staréwitch tels deux mulots qui jouent aux dés, des oiseaux dans le nid, une cigale et une fourmi construisant une cabane de bois. Le film s’achève sur un rêve, un songe… L’ours brun voit la belle ourse dans son traineau navigant dans le ciel aux côtés de la Grande Ourse… Rêveur, il effeuille une marguerite… Le nœud rouge offert par la jeune amie s’envole et se transforme en papillon puis devient le mot FIN.
L’amour était au rendez-vous…

Avec Carrousel Boréal, Stanislas Staréwitch a réalisé un film pour enfants, dans l’esprit des films réalisés à la demande de Sonika Bo[4], après guerre, mais la délicate poésie et le charme exceptionnel de son animation étendent son intérêt sur un public bien plus large.

A lire :
– Ladislas Staréwitch, 1882-1965
Par Léona Béatrice et François Martin
Editions L’Harmattan, 2003.
Sur le web : http://Is.-pagesperso–orange.-fr

A voir, en ciné-concert :
(il ne s’agit pas de celui cité plus haut)
L’Univers animé de L. Staréwitch
Création 2008/2009 de l’Euphonium Quartet, ce ciné-concert composé de quatre courts de Ladislsas Staréwitch (Le Rat des villes et le Rat des champs, le Lion devenu vieux, Fétiche Mascotte et un inédit, La Reine des Papillons) vise à explorer le monde du réalisateur et de son voyage jusqu’en France par des jeux de musiques traditionnelles, atmosphères et autres astuces ludiques.

Contact : Marie-Catherine Henry, Euphoniumbigband
Tél : 02.35.08.20.29
www.euphoniumbigband.com

(M. G.  article paru dans Cinéscopie n°21, mars 2011)


[1] Ceux-ci avaient enlevé le son des films projetés pour le remplacer par leur propre bande son.

[2] Chromotrope : variation de la plaque de lanterne magique en rosace. Les images sur les plaques, fixes et mobiles, représentent des spirales ou des motifs en zigzag qui, lorsque tournés l’un contre l’autre, produisent des motifs de moirage ou d’interférence. A la projection, les effets sont fascinants.

[3]« Irène a de longs cheveux blonds. Voilà bien son malheur. Car le père d’Irène, Ladislas Staréwitch, les lui arrache un à un pour servir de ficelles invisibles aux poupées animées de leurs films ! » (Cinévogue, 21 avril 1948 – extrait cité par Léona Béatrice et François Martin dans « Ladislas Staréwitch 1882-1965 »).

[4]Sonika Bo a fondé un Club Cinématographique d’enfants, « Cendrillon », en 1933 dont le but est de s’adresser aux enfants de 6 à 12 ans. Dans cette perspective, elle créa une cinémathèque et elle suscita la création de nouveaux films destinés à son public. (dans « Ladislas Staréwitch 1882-1965 »).

 

14 mai, 2014

La Cinémathèque Robert Lynen

Classé sous Informations — Migas @ 12:35

Sauvons la Cinémathèque des enfants !
La Cinémathèque Robert Lynen en grand danger : quand les politiques, à Paris, se mêlent de cinéma…

Signez la pétition proposée par la SCAM :

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Soutenez la Cinémathèque Robert Lynen en signant cette pétition !

Audiovisuel et cinéma, Pétition | Le mercredi 18 décembre
Depuis Jules Ferry, l’Éducation nationale est l’une des priorités du pays, une mission régalienne de l’Etat, au même titre que la Santé publique. Dans les années d’après-guerre, les pionniers de la télévision, devinant son futur impact sur la société, rêvaient que le petit écran devienne l’école du XXe siècle. L’ambition était noble… et pas tellement utopique. La place de l’image dans nos sociétés est telle (film, télévision, jeux… sans oublier la publicité évidemment) que l’éducation à l’image des enfants doit être aussi essentielle que l’apprentissage de la lecture, des langues étrangères, de l’Histoire et des mathématiques.
L’éducation à l’image est un travail de longue haleine et un exercice subtil nécessitant bien des compétences.
Toutes les initiatives méritent d’être encouragées. Il en est une qui existe depuis près de 90 ans et qui est cependant menacée de disparaître. Nous nous mobilisons aujourd’hui pour sauver une salle méconnue mais qui joue un rôle essentiel auprès des jeunes publics ; il s’agit de la Cinémathèque Robert Lynen, située 11 rue Jacques Bingen dans le XVIIe arrondissement de Paris. Certains d’entre nous y ont découvert la magie du cinéma lorsqu’ils étaient enfants ou étudiants. 

Le bâtiment a été légué à la Ville de Paris dans les années 30, par un généreux donateur qui a demandé qu’y soit créée une cinémathèque. Cette institution a ainsi construit un fonds cinématographique exceptionnel et insoupçonné, constitué de films en support 16 mm et 35 mm, essentiellement du documentaire, mais pas seulement. Une équipe passionnée, animée par Emmanuelle Devos (homonymie prédestinée) anime cette cinémathèque.  
Au fil des décennies, la Ville de Paris n’a malheureusement pas assuré l’entretien de l’immeuble et, depuis quelques années, la salle n’est plus aux normes de sécurité pour recevoir du public en nombre. Depuis, hors les murs donc, des projections itinérantes en 16 mm ont été mises en place dans les écoles de Paris et sa région. Il faut voir l’émerveillement des enfants devant un projecteur 16, eux qui ne connaissent que le lecteur DVD ou l’ordinateur ; il faut voir leur enchantement devant cette pellicule film qui donne vie à des images, eux qui ne connaissent que les pixels de leurs écrans de téléphone. Cette génération, étiquetée « native digital », baigne dans le virtuel depuis sa naissance. Pour elle, les images, présentes à profusion pour ne pas dire à overdose, sont d’une telle banalité qu’elles perdent leur valeur. Pour ces enfants, la projection film est comme la lanterne magique ; elle apparaît dans leur vie après l’image numérique et paraît être la dernière nouveauté.     
Le projet de la ville est flou et semble double. D’une part se débarrasser de l’immeuble en le vendant et d’autre part, numériser le fonds pour le disperser auprès de divers établissements ; ce qui est inquiétant est que la Ville n’a pas les droits de numérisation sur tous les films et dit ne pas savoir ce qu’elle ferait des supports 16 et 35 mm. La suppression des projections sur support film a même été annoncée auprès des établissements scolaires.
Pour le comité de soutien initié par la Scam, le seul projet viable est simple :
sauver la salle en organisant la mise aux normes du bâtiment et en l’équipant techniquement,
-relancer le projet pédagogique d’éducation à l’image et au cinéma en programmant dans cette salle rénovée le fonds riche de 4000 supports 16 et 35 mm, ainsi qu’en permettant l’accueil en ateliers dans les locaux rénovés,
que cette salle ne soit pas réservée aux projections scolaires mais devienne un nouveau lieu de projections pour le documentaire, genre s’il en est, ô combien, d’éducation et de formation des citoyens et futurs citoyens que sont les enfants et les adolescents, avec l’organisation de séances tous publics,
-  de déterminer une nouvelle politique d’acquisition pour enrichir cette collection,
-  de relancer une campagne de restauration des films conservés, d’assurer la valorisation et la conservation de cette collection,
-  de continuer les projections itinérantes 16 mm dans les établissements scolaires.
Nous, membres du comité de soutien, demandons aux candidats à la Mairie de Paris, de se prononcer avant les élections sur ce qu’ils feront de la Cinémathèque Lynen. Nous demandons des engagements précis et un calendrier. JE SIGNE LA PÉTITION

Le site de la SCAM : http://www.scam.fr/fr/Accueil.aspx

21 avril, 2014

EXPOSITION

Classé sous Informations — Migas @ 17:49

 

 

EXPOSITION A LA MAISON DE LA MAGIE DE BLOIS

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Dossier de presse :
fichier pdf Dossier-de-presse-exposition-fantasmagique-cinema-2014

 

 

21 mars, 2014

The Grand Budapest Hotel

Classé sous Non classé,Sorties cine — Migas @ 10:42

The Grand Budapest Hotel ****
est le dernier film de Wes Anderson.

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Pour résumer ce que j’en pense, exercice parfaitement impossible, je dirais qu’il s’agit des aventures de Tintin au pays de Guy Maddin ! Nous avons à faire à des personnages étranges mais simples dans leur comportement, sans aucune psychologie. Et puis il y a les gentils et les franchement méchants.
Mais quand on y regarde de plus près, le film d’Andersen est une sorte de mélo loufoque avec des marionnettes qui vivent ou ont vécu des situations dramatiques.
Après avoir vu « The Grand Budapest Hotel », on sort de la salle émerveillé tant le spectacle auquel on a assisté est riche en émotions, intelligent et  magnifique par son esthétique. Ce qui fascine en premier dans les films de Wes Anderson, et dans celui-ci tout particulièrement, c’est la composition des images qui apparente le réalisateur à un collectionneur méticuleux, ordonné, maniaque à l’extrême !
Wes Anderson est le roi de la symétrie et de l’ordonnancement des personnages et des choses à l’intérieur de l’image. On a envie de dire : « Chaque chose a sa place et pas une autre ! ».

Dans la médiocrité de la production cinématographique ambiante, Wes Anderson pourrait presque nous faire croire que le cinéma n’est pas mort !

Merci cher « Maître » !

 

The Grand Budapest Hotel

21 février, 2014

6ème Edition du Festival 8-9,5-16

Classé sous Informations — Migas @ 13:00

 fest 89516 2014 DEF

 

VENDREDI 28 MARS 2014
au CECAS/ESPACE DES ARTS
des PAVILLONS-SOUS-BOIS (93)

 

Vous pouvez télécharger le règlement
et la fiche d’inscription
ainsi que l’affiche et l’accès à la salle.
C’est ici :

 

fichier pdf Règlement 2014
fichier pdf Fiche d’inscription 2014
fichier pdf Affiche Fest. 2014
fichier pdf Accès à l’EDA

 

 

Déroulement prévu du Festival 2014 :

 

La sixième édition de notre Festival 8-9,5-16 se déroulera

le vendredi 28 mars 2014.

 

De 17H00 à 20H00, les gens qui le souhaitent pourront projeter des films de famille qu’ils n’ont plus l’occasion de voir faute de matériel pour les visionner.
Puis, à 20H30, nous passerons la « sélection officielle » jusqu’à …

 

La grande majorité des films seront projetés dans leurs formats d’origine. Nous y tenons pour plusieurs raisons :
1. La qualité de l’image est meilleure.
2. C’est notre principale originalité, en tant que festival.
3. Alors que nous assistons, impuissant à la disparition du cinéma argentique, c’est faire acte, non de résistance car la cause est perdue, mais de « désobéissance », si je puis dire !
4. Nous sommes amoureux du cinéma argentique, de la pellicule et du matériel qui l’accompagne.
Nous ferons cependant quelques exceptions en projetant quelques films en numérique, car nous ne pourrons faire autrement, pour voir des travaux ou des oeuvres particulièrement intéressants.
Mais cela restera exceptionnel.

 

A très bientôt Michel Gasqui

 

Pour découvrir la liste des films sélectionnés,
cliquer ici : http://cecascinescopie.unblog.fr/2014/01/29/au-programme-2/

 

 

Renseignements et inscriptions (Information and registration) :

Séverine Houy  – Tél : 01.41.55.12.80 espacedesarts@wanadoo.f
Michel
Gasqui – Tél : 03.23.53.25.81 michel.gasqui@orange.fr

FESTIVAL 8-9,5-16
Espace des arts : 144 avenue Jean Jaurès, 93320 Les Pavillons-sous-Bois, France.

Cinéscopie et Cinémathèque du Cinéma Amateur : 3 rue du Pot d’Etain, 02200 Soissons, France.
http://cecascinescopie.unblog.fr/

 

 

 

6 juillet, 2013

Les Films de ma collection (3)

Classé sous Films de ma collection — Migas @ 5:57

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films documentaires

Les Films de ma collection (3) dans Films de ma collection images

Une copie super 8 mm de :

A propos de Nice (1930)

de Jean Vigo (1905 – 1934) : tout ceci à propos d’une ville, de ceux qui s’y trouvent et particulièrement de ceux qui y paradent, y déambulent, y paressent. Aujourd’hui, il faut faire un effort intellectuel pour regarder un film muet et il faut en faire un supplémentaire pour accéder aux tentatives de Cinéma/Vérité et autre Ciné/Œil tant ces formes d’expression se sont éloignées de nous.
Cinéma/Vérité… Ciné/Œil… ne riment pas avec objectivité, bien entendu et il faudrait être bien sot comme ceux qui se scandalisent de l’existence du cinéma de propagande pour croire que le cinéma pourrait distiller une once de réalité. Par contre, on peut s’amuser à constater, dans A propos de Nice, la présence aux côtés de jean Vigo de Boris Kaufman, le frère de Dziga Vertov. Il est l’auteur des images et l’on comprend un peu mieux, dès lors, la sensation d’être dans une autre « vision du monde ».

Bien que la forme ne soit pas la même, ni les références artistiques, je « rangerais » volontiers A propos de Nice avec Le Chien andalou. L’anarchisme naïf de Vigo rejoint le surréalisme « primaire » de Buñuel et Dali. La Dérision, l’Insolence et la Provocation constituent la sainte trinité, grande inspiratrice des cinéastes. A la vision du film de Vigo, j’ai eu le plaisir de découvrir une œuvre belle et forte, moins forte cependant qu’auraient pu laisser supposer ses ambitions et l’idée de Cinéma social lancée par Jean Vigo ne fut à mon sens qu’effleurée. Plus que l’image de la jeune femme en chaise longue qui change « magiquement » de costume jusqu’à la nudité, c’est la scène répétée des « danseuses frénétiques » qui m’a paru la plus envoûtante ou encore la vision de ces piétons qui se protègent du soleil avec un couvercle de poubelle sur la tête et l’on ne sait plus s’il s’agit d’un geste incongru
capturé par la caméra ou d’une fantaisie mise en scène par le réalisateur.

Pas de scénario pour A propos de Nice mais un schéma mis au point par Vigo et Kaufman :

  1. Nice est surtout une ville qui vit du jeu.
  2. Tout y est fait en fonction de l’étranger : 1. Les grands hôtels etc. ; 2. Les étrangers arrivent ; 3. La roulette ; 4. Ceux qui y vivent.
  3. Les indigènes, au fond, ne sont pas plus intéressants que les étrangers.
  4. Le tout est d’ailleurs voué à la mort.

Vigo rédigea un bref texte de présentation du film qui
put servir de communiqué de presse :

Jean Vigo et Boris Kaufman viennent de terminer leur film, « A propos de Nice ». Ciel bleu, maisons blanches, mer éblouie, soleil, fleurs multicolores, cœurs en liesse, telle apparaît d’abord l’ambiance niçoise. Mais ce n’est là que l’apparence éphémère, fugitive, et que la mort guette, d’une ville de plaisirs. Par-delà cet aspect mortel, les jeunes cinéastes d’ »A propos de Nice » ont voulu dégager l’avenir d’une cité.

Jean Vigo est n é en 1905. Il réalisa A propos de Nice en 1930. Il est mort en 1934.

« Un chien andalou hurle, qui donc est mort ? »
Jean Vigo

1332 dans Films de ma collection

13 juin, 2013

La Lettre de l’AFC

Classé sous Non classé — Migas @ 14:58

LA LETTRE N°232 (JUIN 2013)
DE L’AFC

Nous offre, entre autres, un très intéressant entretien avec Jean-René Failliot, directeur technique d’Ariane Gulliver, et par ailleurs dénonce les conditions de travail déplorables qui furent imposées aux techniciens sur le tournage de  « La Vie d’Adèle » d’Abdellatif Kechiche, Palme d’or du dernier Festival de Cannes.

A lire : fichier pdf lettre_232

La Lettre de l'AFC afc

 http://www.afcinema.com/

Information récupérée sur le forum de : http://www.projectionniste.net/

 

 

24 mai, 2013

Souscription

Classé sous Informations — Migas @ 11:09

Vous pouvez aider Frédéric Rolland à réaliser son projet :
LES AMOUREUX DE LA PELLICULE
Un film documentaire de 52 minutes sur les collectionneurs en cinéma.

Pour cela, rendez-vous sur le site :
http://www.kisskissbankbank.com/les-amoureux-de-la-pellicule?ref=search

 

Souscription dans Informations batfred

La genèse du projet

Ce film s’inscrit dans la continuité de ma thèse de doctorat en cinéma et audiovisuel soutenue, en 2009, sous le titre : Les collections privées de films de cinéma en supporteurs argentique en France. Étant moi même collectionneur de films et investit sur ce thème au niveau associatif et professionnel, il m’a semblé important de montrer l’existence même de ces inconditionnels de la pellicule et des projecteurs d’antan.

Depuis les années 1970, au fur et à mesure de l’évolution des technologies de diffusion, du développement des cinémathèques institutionnelles ou encore d’un cadre juridique de plus en plus hostile, ces confectionneurs ont été relégués à l’arrière-plan ce qui a aboutit à une méconnaissance de ces fonds patrimoniaux et a bridé l’accessibilité et le partage des collections.

Durant l’été 2011, j’ai rassemblé quelques images tournées au départ à d’autres fins et ai commencé à en tourner de nouvelles pour initier la production de ce documentaire. Pour diverses raisons le projet a été suspendu et redémarre pour sa phase finale avec cet appel pour une finalisation du tournage pour la fin de l’année 2013 et l’édition d’un Blu-Ray au plus tard au 1er trimestre 2014.

 

27 avril, 2013

L’Ecume des jours

Classé sous Sorties cine — Migas @ 0:19

L’ECUME DES JOURS ***

de Michel Gondry

Bon ! J’ai lu le bouquin de boris Vian il y a très longtemps et je ne m’en souviens plus…
juste des images de plantes envahissantes, de fleurs ravageuses.
J’avais un peu un à priori en allant voir le film de Michel Gondry. J’aime bien ce qu’il fait, j’ai surtout aimé  »La Science des rêves ». J’ai vu la bande annonce de « L’Ecume des jours » et je craignais que le film soit un peu « mode », racoleur, dans l’air du temps, superficiel quoi !

Il n’en est rien. Le roman de Vian semble respecté mais la force du film réside dans la très grande fantaisie de Michel Gondry qui rend un formidable hommage à l’imagination avec la force et la conviction du Terry Gilliam de « L’Imaginarium du Docteur Parnassus ». C’est comme si, pour ce film, le réalisateur avait voulu ne s’imposer aucune limite dans son monde » bricolé » qui tient d’Emile Cohl, de Georges Méliès ou de Monsieur Bricolo (Charles Bowers). Le film démarre comme une comédie absurde et loufoque puis glisse peu à peu, le temps du développement d’un nénuphar, vers une dimenson dramatique.

Très peu de films français ont apporté autant de fantaisie au cinéma. Il faut chercher du côté de « Zazie dans le métro » ou des films de Pierre Prévert (« L’Affaire est dans le sac » ou « Le Voyage susprise »).

M. G.

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25 avril, 2013

La Lanterne magique

Classé sous Informations — Migas @ 15:23

Conférence du Conservatoire des techniques
Cinémathèque française
51 rue de Bercy Paris 12e
Vendredi 17 mai, 14h30

Projections et colportages, la lanterne magique au XVIIIe siècle
par Roger Gonin

Il y a quelques années, Roger Gonin découvrait en Auvergne un objet d’une rareté exceptionnelle : une lanterne magique de colporteur, avec dix plaques de verre peintes à la main. Cet appareil fragile, en bois et fer-blanc, à l’aspect modeste, est l’un des très rares témoins du métier de projectionniste ambulant. Certaines des plaques conservées, simples ou à système, peintes avec grande minutie, représentent des images de propagande pour Napoléon Bonaparte pendant le Consulat. D’autres résistent à une identification précise. Menant une véritable enquête policière, Roger Gonin est parti à la recherche des origines de cette machine. Comment se déroulait une séance de projection avec cet appareil ? Comment comprendre cette iconographie ? Qui était le colporteur de cette lanterne magique ? Tels seront les thèmes abordés à partir de cette lanterne magique émouvante, qui garde encore bien des secrets.

Roger Gonin est administrateur général au Festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand depuis 1980 (Responsable pour la sélection internationale de la vidéothèque du Marché du film). Collectionneur, il est membre de la Magic Lantern Society et a conçu deux expositions sur la lanterne magique en 1998 au Musée des Beaux-Arts de Roger Quillot (Clermont-Ferrand) et en 2001 à la Bibliothèque Universitaire des Cézeaux.

La Lanterne magique dans Informations image003

Photographie : lanterne de colporteur, collection Roger Gonin en dépôt à la Cinémathèque française, photographie Roger Gonin

Plein tarif 4 € / tarif réduit 3 €/ Forfait Atout Prix et Carte CinEtudiant 2.5 € / Libre Pass Accès libre

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