Cinéscopie

7 février, 2013

BLANCANIEVES

Classé sous Non classé — Migas @ 10:58
BLANCANIEVES**** 

BLANCANIEVES o-blancanieves-fotos-570

Blancanieves est un film rare, de ceux qui vous rendent heureux à la sortie du cinéma.

C’est un mélo flamboyant, surprenant, émouvant et amusant qui nous fait rire, pleurer et nous émerveille.

Blancanieves est un hommage au cinéma des années 1920. Il est muet, en noir et blanc et dans le format « carré » de l’époque. Le réalisateur, Pablo Berger[1], emploie les codes propres à ce cinéma avec la richesse expressive qui lui est propre. Il utilise les gros et même très gros plans des personnages ; il compose des plans d’ensemble construits à la manière des grands photographes des années 1920/1930 ; il emploie des effets comme la surimpression, le fondu au noir mais évite la fermeture d’iris. Les mouvements de caméras sont virtuoses et intégrés dans un montage qui devient nerveux pour l’occasion. Les images en noir et blanc de Kiko de la Rica[2]
sont sublimes. Quelques plans sont tout simplement magnifiques comme le raccourci où Carmencita enfant, en ombre derrière des draps qui flottent au vent, devient Carmen adulte.

L’histoire du film est celle du conte des frères Grimm intelligemment adaptée au monde de la tauromachie dans le sud de l’Espagne des années 1920. Cependant, Blancanieves n’est pas un conte pour enfants mais une histoire populaire mélodramatique que l’on pourrait affilier à « Freaks » « La Strada » ou encore « Elephant Man ». Malgré les éléments conventionnels qui constituent la trame du film - l’accident invalidant du père, la mort de la mère, celui de la grand-mère, la méchante marâtre orgueilleuse, l’assassinat du père, la tentative d’assassinat sur l’héroïne etc. -, celui-ci ne tombe pas dans le ridicule ni dans la facilité.

Les thèmes abordés – l’amour, le courage, la fierté, la générosité nous emportent. Les sept pêchés capitaux sont commis par la marâtre et présents à un moindre degré chez le chef des nains. Il s’agit bien d’une œuvre espagnole !

Les deux actrices qui incarnent Blancanieves/Carmen – Sofía Oria pour Carmencita et Macarena García pour Carmen – sont éblouissantes autant pas leur jeu d’actrice que par leur beauté à laquelle les images de Kiko
de la Rica  rendent un bel hommage. Tous les autres acteurs sont épatants et les « trognes » des figurants
semblent tout droit sorties d’un film de Luis Buñuel.

La musique de Blancanieves est d’Alfonso de Vilallonga. Elle est un élément fondamental du film, indissociable des images. Les mélodies sont tour à tour envoûtantes, dramatiques, dansantes ou amusantes. On retrouve ici l’accord parfait qui réunissait Eisenstein et Prokofiev, Kurt Weil et Bertold Brecht ou encore Jean Vigo et Maurice Jaubert.


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Le film a été réalisé en 35 mm.
Apparemment, certaines séances, en Espagne, ont été données sous forme de ciné-concerts et on peut  regretter de ne pouvoir le découvrir qu’en projection numérique.

Vu à l’Escurial (Paris, le 05/02/2013)
Michel Gasqui


[1] Blancanieves est le second long métrage de Pablo
Berger qui réalisa en 2003, Torremolinos 73.

[2] Kiko de la Rica réalisa l’image du splendide
« Balada Triste » d’Álex de la Iglesia en 2011.

15 mars, 2009

Slumdog millionaire

Classé sous Sorties cine — Migas @ 20:32

SLUMDOG MILLIONAIRE

Un film de de Danny Boyle (2008, G.B.) : des taudis de Mumbaï aux millions de la télévision indienne.

Slumdog Millionaire

  « Qui veut gagner des millions ? » c’est le titre de l’émission TV à laquelle Jamal, un jeune homme des taudis de Mumbaï (Inde) -  héros du film « Slumdog Millionaire » – participe avec succès. Mais l’émission s’arrête pour la nuit alors qu’il lui reste une question en attente pour décrocher le jackpot, 20 millions de roupies. 

Suspecté de tricherie, ce garçon brillant est arrêté par la police qui n’hésite pas à le torturer pour obtenir des aveux qui ne viendront pas. S’il n’a pas fréquenté les universités prestigieuses, Jamal a acquis une culture et une sagesse immenses au contact de la rue.  Au cours de cette nuit cauchemardesque, Jamal (Dev Patel) revoit tous les épisodes de sa jeune vie qui lui ont permis de franchir les obstacles du jeu TV qui bat des records d’audience, et de tenir tête à la police. Petit garçon, jouant dans la boue où reposent des milliers de taudis en carton et taule ondulée, où la vie se construit et se défait. Orphelin veillant avec son frère la dépouille de la mère, assassinée par des fanatiques islamistes. Ou collectant, pour quelques roupies, les ordures sur des tas d’immondices, comme tous les enfants très pauvres de différents continents. Perdu dans la jungle des hommes, c’est un gosse qui fuit la police avec son frère, improvise des petits métiers pour subsister, et qui est capable de tous les courages et de toutes les audaces. Doté d’une intelligence vive, à l’âge d’homme, Jamal a acquis une expérience telle qu’il est de taille à relever tous les défis. Réfléchi, très sobre dans ses propos et secrètement amoureux de son amie d’enfance (Freida Pinto), elle aussi malmenée par la vie, il va résister à toutes les intimidations, jusqu’à ce que la police le relâche à l’aube…
Réalisé à Mumbaï par l’Anglais Danny Boyle (Trainspotting, Titanic, The Beach…) « Slumdog millionnaire » est certes une brillante fiction, mais elle démarre d’une histoire douloureusement vraie (adaptée de la nouvelle « Q and A » de Vikas Swarup) qui rappelle à notre souvenir que la misère profonde existe partout. Récompensé à juste titre par une moisson  d’Oscars et de Golden Globes, ce film doté d’un modeste budget et réalisé avec le concours d’acteurs indiens issus de « Bollywood » et d’admirables non-professionnels*, est une réussite, et sa valeur documentaire, immense. 

 Jacqueline Gamblin

* mention spéciale aux enfants.

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31 octobre, 2008

HELLBOY II

Classé sous Sorties cine — Migas @ 18:26

HELLBOY II **

De Guillermo del Toro

« Hellboy II, c’est avant tout du délire à la Ray Harryhausen. » (G. del Toro)

Hellboy est, à mon avis, le meilleur film tiré des comics de « super héros ».Guillermo del Toro se plie au genre tout en y ajoutant son humour, sa vision de la guerre et son esthétisme. Ce film est beau !

Hellboy II continue sur la voie du premier mais enrichi de l’expérience fabuleuse du « Labyrinthe de Pan ». Le film est beau lui aussi : les décors, les images, les monstres et autres elfes…

Hellboy II quitte un peu le genre comics pour accéder à un fantastique plus évident. Le film d’autre part, pour le plaisir des cinéphiles, accumule les références ou allusions. J’ai particulièrement aimé le prologue avec la bataille qui met en scène des sortes de marionnettes. J’ai cru qu’elle était l’œuvre de Jiri Barta, l’auteur de « Krysar mais elle a été entièrement réalisée en images de synthèses. Cette scène nous rappelle celle de la bataille, au début du Dracula de Coppola ou celle qui introduit le Seigneur des Anneaux. De la même façon, le marché aux trolls nous replonge dans la Guerre des étoiles etc.

Hellboy II est un film passionnant pour les amateurs de cinéma fantastique pour les fans de comics et tous ceux qui se sentent l’âme d’un enfant.

Une réussite !

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Un rôle en rouge pour l’acteur Ron Perlman (superbe !)

Vu au VOX de Strasbourg (M.G.)

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