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14 novembre, 2013

Les Films de ma collection (6)

Classé sous Films de ma collection — Migas @ 21:13

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films burlesques

Harold 1

Version super 8 mm de
I’m on my Way (1919) (titre français : « Le Mariage, il n’y a que ça ! »)
Blackhawk, noir et blanc, 15′
Réalisation : Alf Goulding
Opérateur : Walter Lundin
avec : Harold Lloyd, Harry « Snub » Pollard, Bebe Daniels

C’est un court métrage d’Harold Lloyd que j’aime particulièrement car il est fort drôle. Le scénario est très simple : Harold doit se marier mais l’exemple du voisin, avec sa « marmaille » épouvantable et sa femme tyrannique vont le faire changer d’avis et s’enfuir à toutes jambes. Les gags sont réussis et le rythme est soutenu. A noter un long travelling qui accompagne Harold et sa fiancée des magasins en ville jusqu’à leur domicile. La première partie de ce mouvement de caméra pourrait être un écran défilant mais je n’en suis pas certain.

Vous pouvez consulter ce film sur Youtube  : http://www.youtube.com/watch?v=rGzLSgyVpfI

 

 

3 juillet, 2013

Les Films de ma collection (1)

Classé sous animation,Films de ma collection — Migas @ 19:14

Les films de ma collection :
Les FILMS D’ANIMATION

Les Films de ma collection (1) dans animation sans-titre

RENAISSANCE – Walerian Borowczyk – 1963
(35 mm – 8’45 » – noir & blanc)
Copie 16 mm
Walerian « Boro » est un des « grands maîtres » du cinéma d’animation. Il réalise « Renaissance » en 1963 après Les Astronautes en 1959 (en collaboration avec Chris Marker) et Le Concert de Monsieur et Madame Kabal en 1962. Boro est surtout connu pour ses « Contes Immoraux » mais je lui préfère nettement « Goto, l’île d’amour » (1968) que je tiens pour un chef d’œuvre (à la croisée des univers de Kafka, Brecht et Ionesco).

Renaissance est une animation d’objets, ou plus exactement une destruction d’objets, montrée à l’envers. Le film démarre sur un décor calciné d’une beauté organique abstraite et peu à peu, par la magie du cinéma, les objets se reconstituent, se repositionnent, créant des mouvements improbables et inquiétants. La chouette se rempaille et retrouve ses plumes et ses yeux, la table remonte sur ses pieds, la trompette se répare, la photographie se débarrasse du noir de fumée qui l’avait envahi, etc.
Une explosion, toute symbolique (mais de quoi ?) est à l’origine et à la fin de tout cela.
Il y a dans cette œuvre une poésie étrange et fascinante.

La simplicité de la technique ainsi que du sujet placent Renaissance aux côtés des œuvres maîtresses d’Emile Cohl ou des précieuses réalisations de Norman McLaren.
Elle est de celles qui possèdent la transparence de l’évidence.

M.G.

http://www.dailymotion.com/video/x12876

 

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Le Musée-Château d’Annecy a consacré un bel ouvrage à l’œuvre de Valerian Borowczyk (en vente chez Heeza : http://www.heeza.fr/fr/)

7 février, 2013

BLANCANIEVES

Classé sous Non classé — Migas @ 10:58
BLANCANIEVES**** 

BLANCANIEVES o-blancanieves-fotos-570

Blancanieves est un film rare, de ceux qui vous rendent heureux à la sortie du cinéma.

C’est un mélo flamboyant, surprenant, émouvant et amusant qui nous fait rire, pleurer et nous émerveille.

Blancanieves est un hommage au cinéma des années 1920. Il est muet, en noir et blanc et dans le format « carré » de l’époque. Le réalisateur, Pablo Berger[1], emploie les codes propres à ce cinéma avec la richesse expressive qui lui est propre. Il utilise les gros et même très gros plans des personnages ; il compose des plans d’ensemble construits à la manière des grands photographes des années 1920/1930 ; il emploie des effets comme la surimpression, le fondu au noir mais évite la fermeture d’iris. Les mouvements de caméras sont virtuoses et intégrés dans un montage qui devient nerveux pour l’occasion. Les images en noir et blanc de Kiko de la Rica[2]
sont sublimes. Quelques plans sont tout simplement magnifiques comme le raccourci où Carmencita enfant, en ombre derrière des draps qui flottent au vent, devient Carmen adulte.

L’histoire du film est celle du conte des frères Grimm intelligemment adaptée au monde de la tauromachie dans le sud de l’Espagne des années 1920. Cependant, Blancanieves n’est pas un conte pour enfants mais une histoire populaire mélodramatique que l’on pourrait affilier à « Freaks » « La Strada » ou encore « Elephant Man ». Malgré les éléments conventionnels qui constituent la trame du film - l’accident invalidant du père, la mort de la mère, celui de la grand-mère, la méchante marâtre orgueilleuse, l’assassinat du père, la tentative d’assassinat sur l’héroïne etc. -, celui-ci ne tombe pas dans le ridicule ni dans la facilité.

Les thèmes abordés – l’amour, le courage, la fierté, la générosité nous emportent. Les sept pêchés capitaux sont commis par la marâtre et présents à un moindre degré chez le chef des nains. Il s’agit bien d’une œuvre espagnole !

Les deux actrices qui incarnent Blancanieves/Carmen – Sofía Oria pour Carmencita et Macarena García pour Carmen – sont éblouissantes autant pas leur jeu d’actrice que par leur beauté à laquelle les images de Kiko
de la Rica  rendent un bel hommage. Tous les autres acteurs sont épatants et les « trognes » des figurants
semblent tout droit sorties d’un film de Luis Buñuel.

La musique de Blancanieves est d’Alfonso de Vilallonga. Elle est un élément fondamental du film, indissociable des images. Les mélodies sont tour à tour envoûtantes, dramatiques, dansantes ou amusantes. On retrouve ici l’accord parfait qui réunissait Eisenstein et Prokofiev, Kurt Weil et Bertold Brecht ou encore Jean Vigo et Maurice Jaubert.


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Le film a été réalisé en 35 mm.
Apparemment, certaines séances, en Espagne, ont été données sous forme de ciné-concerts et on peut  regretter de ne pouvoir le découvrir qu’en projection numérique.

Vu à l’Escurial (Paris, le 05/02/2013)
Michel Gasqui


[1] Blancanieves est le second long métrage de Pablo
Berger qui réalisa en 2003, Torremolinos 73.

[2] Kiko de la Rica réalisa l’image du splendide
« Balada Triste » d’Álex de la Iglesia en 2011.

6 novembre, 2012

Frankenweenie

Classé sous animation,Sorties cine — Migas @ 20:01

FRANKENWEENIE ***

Le retour de Tim Burton !
Après ses deux derniers films, très décevants, on attendait un « Tim Burton » digne du cinéaste. L’attente ne fut pas trop longue. « Frankenweenie » marque le grand retour du génial réalisateur du non moins génial  »Edward Scissorhands ».
« Frankenweenie » est une parfaite réussite : un film d’animation d’épouvante non dénué d’humour ni de tendresse. Les images en noir et blanc sont très belles, les marionnettes expressives, la musique parfaite et le scénario « tient la route ». On pouvait craindre le passage du court au long métrage mais là encore, c’est réussi.
Nous sommes dans l’hommage à un genre, à des films et à des réalisateurs mais plus qu’un simple hommage, « Frankenweenie » est un film du même genre. Burton connaît les codes. Il les applique avec talent et s’amuse avec les citations. Les références s’adressent aux bienheureux cinéphiles et se rapportent aux films phares du cinéma fantastique (Frankenstein, Dracula, Godzilla, Les Gremlins, etc.)  aussi bien qu’aux siens.
On prend un très grand plaisir à voir ce film d’animation qui n’est pas du tout un film pour enfants. Mais les enfants peuvent quand même le voir, à partir de sept ans, ils apprécieront !

M.G.

 Frankenweenie : affiche

 

 

 

 

28 mai, 2012

Matins calmes à Séoul

Classé sous Non classé — Migas @ 10:38

« The Day he arrives » (Matins calmes à Séoul)
(2011) noir et blanc (1h30), du Sud-Coréen Hong Sang-Soo

Charme de la Nouvelle Vague sud asiatique

 

Par un matin froid d’hiver , Seongjun (Yu Junsang) arrive à Séoul (Corée Sud) afin de rencontrer son ami Youngho, critique de cinéma. Exilé en province où il enseigne en Faculté, Seongjun, ancien réalisateur en rupture de ban, ne parvenant pas à joindre Youngho au téléphone, flâne dans un des quartiers-nord de la capitale où, après une rencontre fortuite avec une comédienne qui le reconnaît mais l’ennuie, et une soirée très arrosée d’alcool de riz avec des étudiants en cinéma croisés par hasard, il renoue pour quelques heures avec son ex-petite amie Kyungjin. Ces deux-là se séparent sur une promesse, celle de ne plus se revoir.

Après avoir arpenté, sous les premières neiges, les rues pentues du quartier où il va de nouveau croiser la comédienne qui enseigne singulièrement aux étudiants de cinéma avec lesquels il a passé en partie sa première soirée à Séoul, il parvient enfin à joindre Youngho. A leur rendez-vous dans un restaurant-bar désert du quartier, ce dernier lui présente Boran, une jolie brune dont il est amoureux et qui connaît les œuvres de Seongjun.  Entre alcool, cigarettes et conversations animées, la séduisante et étrange patronne du bar arrive, vite invitée par le trio. Seongjun en tombe amoureux. La nuit suivante, comme calquée sur la précédente, il partagera quelques heures d’intimité avec elle avant de la quitter sur les mêmes mots employés avec son ex-maîtresse.

Tourné en une semaine et en totale improvisation quotidienne, « Matins Calmes à Séoul » présenté à Cannes 2011 (Prix « Un Certain Regard ») possède le charme de la Nouvelle Vague asiatique dont Hong San-Soo fait partie, l’emploi du noir-et-blanc accentuant cet attrait. Présent en sélection à Cannes 2012 avec « In Another Country » et Isabelle Huppert, Hong Sang-Soo, a présenté 7 œuvres à Cannes (sur 13 films réalisés, dont « La Femme est l’avenir de l’homme », « Les Femmes de mes amis ») où il fait preuve de maîtrise dans l’art des rencontres fortuites ou volontaires et toujours répétitives, entre des mêmes personnages, dans un même lieu et dans les mêmes temps.

Jacqueline Gamblin

Matins calmes à Séoul photo1851581

The Day he arrives (Trailer)

5 décembre, 2011

Le Vilain petit canard

Classé sous animation,Sorties cine — Migas @ 10:35

LE VILAIN PETIT CANARD **
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L’affiche russe est plus belle que l’affiche française.

Un film d’animation de personnages en pâte à modeler.
Le premier long métrage de Garri Bardine est une merveilleuse opérette sur le thème du conte d’Andersen où les paroles des chansons et les dialogues sont sublimés par la musique de Tchaïkovski (Le Lac des cygnes). Le conte n’était pas assez long pour donner matière à la réalisation d’un film d’une heure trente et Garri Bardine a réussi, ingénieusement, à étoffer l’histoire pour construire un scénario qui se tienne. Ainsi, les épreuves rencontrées par notre jeune volatile rejeté sont autant d’étapes qui vont enrichir le final, très émouvant.
Les personnages particulièrement expressifs (parfois avec une légère marque de couteau ou de spatule sur la pâte à modeler) sont parfaitement réussis ainsi que les décors, les lumières, les images.

Ce film est un chef-d’oeuvre du cinéma d’animation.

M.G.
Vu au Majestic Bastille.
Attention ! Voilà encore une salle qui « n’annonce pas la couleur », c’est-à-dire celle du numérique. Le caissier lui-même fut incapable de me préciser comment était projeté le film. C’est tout à fait inacceptable de la part d’un cinéma qui se réclame d’un réseau de qualité comme l’Acid. La projection numérique dénature les merveilleuses images du film et, à 9 euros la place, on peut considérer qu’il s’agit d’une attitude méprisante pour les spectateurs et les créateurs.
Une salle à éviter.

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Extrait de l’entretien accordé par Garri Bardine à ALLOCINE.COM : 

Que pensez-vous de la 3D relief? Etes-vous tenté de réaliser un film en 3D relief?

G.B. : J’ai vu et aimé Là-haut, par exemple. Je comprends parfaitement les possibilités qu’offre l’ordinateur pour l’animation. Mais pour moi, ce n’est pas tant la forme qui m’intéresse, mais plutôt comment transcrire une idée pour le cinéma. Il y a des réalisateurs qui m’expliquent que, avec la 3D, on peut faire des panoramas comme ci, des profondeurs de champs comme ça. Mais ça ne signifie pas qu’il y ait une profondeur d’idée. C’est souvent vide. Ce que je sais en tout cas, c’est qu’on n’a pas encore fait le tour des possibilités de faire du cinéma. Par exemple, j’ai vu à Paris le film The Artist. Je suis sorti convaincu qu’un film en noir et blanc, sans parole, nous avait davantage transporté, ému, qu’un film en 3D. La question est de savoir comment on va raconter une histoire. Celle des moyens employés est moins importante. Je préfère le travail artisanal. Pour l’anecdote, nous avons fait des projections avec des enfants et l’un d’eux a dit : « on n’a pas l’habitude de voir des films comme ça, mais ça nous a beaucoup plu ! » Vis-à-vis des enfants, il faut vaincre la force de l’habitude.

Propos recueillis par Brigitte Baronnet à Paris, le 21 octobre 2011. Traduction assurée par Monique Gailhard.
http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18608294.html

18 octobre, 2011

THE ARTIST

Classé sous Sorties cine — Migas @ 10:16

THE ARTIST **

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Un film formidable !
The Artist est un film populaire, une comédie américaine qui frôle parfois le drame. On y rit, on y sourit, il y a du suspens et les larmes pointent au coin de l’oeil.
C’est un film d’artistes respectueux et amoureux même d’une certaine forme du cinéma. Artistes au pluriel car il s’agit bien d’une oeuvre collective où tout le monde s’est investi pleinement.
On trouve des références à Lubitsch, Mankiewicz et Hitchcock. La musique s’inspire parfois de celle de Bernard Herrmann.
J’allais oublier les allusions à Welles (Citizen Kane)et à Chaplin (Les Lumières de la ville) !!

Film en noir et blanc et muet, le réalisateur s’est très habilement servi de l’absence de son en nous livrant deux ou trois gags sonores très subtiles.

Bravo à l’équipe.

Michel Gasqui
Vu au cinéma La Pagode, en 35 mm.

Image de prévisualisation YouTube

14 octobre, 2011

REBELOTE

Classé sous Reprises cine — Migas @ 19:38

REBELOTE **

Un film de Jacques Richard (tourné en 1982), cinéaste que je ne connaissais pas encore hier.
Je suis bien heureux d’avoir fait sa connaissance à travers ce long métrage déjanté, muet, en noir et blanc et avec un jean-Pierre Léaud extraordinaire en rockeur.

On dirait aujourd’hui qu’il s’agit d’un film « barré », « Space » ou plus vulgairement « culte ».

Le cinéaste réalise un hommage génial au temps du cinéma muet. Les codes sont respectés, les images superbes et l’histoire loufoque navigue dans les récits populaires entre le mélo et le burlesque. C’est bien là que l’on voit qu’il existe un cinéma français inventif et réellement créatif.

Une pléïade d’acteurs (disparus pour certains d’entre-eux) apparaissent à l’écran ainsi que le véritable rockeur Vince Taylor.

Mon plaisir fut grand et je me procurai le DVD du film à la sortie du cinoche. Pas n’importe quel cinoche puisqu’il s’agit du « Desperado », nouveau nom de l’Action écoles, récemment acquis par Jean-Pierre Mocky.

M.G.
Vu au Desperado et en 35 mm.

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Le-Desperado-cinema-facade-le-blog-de-l-hotel-notre-dame-paris dans Reprises cine

Le Desperado :
23, rue des Ecoles, 75005 Paris
T. : +33.(0)1.43.25.72.07

29 avril, 2011

PINA

Classé sous Sorties cine — Migas @ 14:21

PINA
 film documentaire de Wim Wenders 

Avec « Pina », son film-documentaire en 3D consacré à la danseuse allemande Pina Baush disparue en 2009, Wim Wenders propose de revisiter l’œuvre éblouissante de la chorégraphe toujours en recherche de nouvelles chorégraphies au plus près du réel. Sa compagnie, le Tanztheater Wuppertal montre, en une heure quarante de ballets et de duos, l’exigence des corps qui ploient et se délient sous le ruissellement des pluies, ou s’affrontent dans des mouvements de groupes ou en duos toujours dirigés avec maestria. Documentaire en couleurs, « Pina » est ponctué de quelques brefs témoignages, en noir et blanc, de la célèbre chorégraphe et de ses danseurs et danseuses de diverses nationalités dont on ne peut que saluer le travail abouti. A recommander, surtout si on n’a jamais eu le plaisir d’assister à un de ses fameux ballets modernes qui ont fait le tour du monde.
Jacqueline Gamblin

PINA dans Sorties cine 19679777

18 février, 2010

Tetro

Classé sous Non classé,Sorties cine — Migas @ 8:41

TETRO ***

Magnifique !

Un chef d’oeuvre de Francis Ford Coppola. Un opéra, entre Rumble Fish et Le Parrain, dans un magnifique noir et blanc ou bien une tragédie magnifiée par une bande son sublime. Entre le drame et la comédie, le tango et le ballet classique, on flirt parfois avec Fellini…
Quel pied !

Michel

Vu à l’Espace des arts des Pavillons-sous-bois

Tetro dans Sorties cine

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