Cinéscopie

6 septembre, 2013

You’re next

Classé sous Sorties cine — Migas @ 21:22

YOU’RE NEXT *

Un film de Adam Wingard avec Sharni Vinson, Nick Tucci
Voici un petit film d’horreur de série B très violent, avec une quantité appréciable d’hémoglobine et non dénué de suspens. Donc, on peut lui attribuer une étoile car les amateurs, dont je suis, ont leur dose d’émotions « crues ».

Ceci dit, « You’re next » est loin de révolutionner le genre (comme on peut le lire sur certaines pub) ; les effets sont téléphonés, les emprunts sont nombreux (Shining, Le Silence des agneaux…), l’explication finale laisse perplexe et le personnage d’Erin élevée à la self-défense est peu crédible.
A voir, donc, par les amateurs du genre.

 

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ça ressemble à du « Lynch » mais ça n’est pas du « Lynch ».

M.G.
Vu au Clovis à Soissons
et c’est de pire en pire (le public !).

 

1 septembre, 2013

Les Films de ma collection (5)

Classé sous Non classé — Migas @ 18:29

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films burlesques

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Copie 16 mm de :
WHY WORRY ? (en Français : Faut pas s’en faire)
Réalisation : Fred C. Newmeyer et Sam Taylor
Scénario : Sam Taylor, Ted Wilde et Tim Whelan
Opérateur : Walter Lundin
Interprètes : Harold Lloyd (Harold Van Pelham), Jobyna Ralstom (sa secrétaire), John Aasen (Colosso), Leo White (Le lieutenant), Wallace Howe (M. Pipps, le valet), James Mason (Jim Blake, le renégat)…

Scénario : Harold Van Pelham, riche américain est un hypocondriaque égoïste qui décide de partir se reposer sur l’île Paradisio en Amérique du Sud. Il emmène avec lui son valet, sa nurse et ses pilules. Mais le pays est confronté à une révolution. Harold ne s’en rend pas compte de suite, ce qui donne lieu à une série de quiproquos. En prison il fait la connaissance du géant Colosso affaibli par une sérieuse rage de dents. Tous deux s’évadent et Harold débarrasse Colosso de sa dent gâtée. A partir de ce moment, le géant lui voue un dévouement total. Ils vainquent les méchants et Harold se rend compte qu’il est amoureux de sa jolie nurse et que ses pilules ne lui sont plus nécessaires.

Curieusement, le personnage de Harold Van Pelham n’est pas très sympathique, surtout au début, et on a quelques difficultés à rire de ses caprices. Ensuite, son insouciance et sa naïveté rattrapent la situation. John Aasen (le géant Colosso – il mesurait 2,50 m) a un rôle primordial dans Why Worry ? Il apparaît comme personnage clef du film mais il est aussi élément de décor et « accessoire » pour Harold qui « joue » avec sa carcasse comme avec un meuble. Le rythme ne cesse de s’accélérer jusqu’à la victoire finale et le film s’avère très drôle. La très jolie Jobyna Ralstom remplace Midred Davis qui abandonne sa carrière d’actrice pour devenir Madame Lloyd (elle le restera jusqu’à sa mort, en 1969).

M.G.

Georges D’Acunto a écrit un très intéressant article sur Why Worry ? publié dans le numéro 4 de Cinéscopie (Décembre 2006).

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30 août, 2013

Les Films de ma collection (4)

Classé sous Films de ma collection — Migas @ 19:45

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films de fiction

Une copie 16 mm de
HUGO ET JOSÉPHINE
Réalisation : KjellGrede

Scénario : Maria Gripe et Kjell Grede d’après le roman de Maria Gripe
Photographie : Lars Björne (couleur)
Musique Torbjörn Lundquist
Interprétation : Marie Ohman, Frederic Becklen, Beppe Wolgers
Production : Göran Lindgren – Sandrews
Suède – 1968
Durée : 87 minutes

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Voici très joli film réalisé par le cinéaste suédois Kjell Grede, un peu à l’image du Kaléidoscope que Hugo veut construire pour Joséphine, un instrument qui permet de voir les choses banales, la vie de tous les jours à travers le regard d’un enfant.
Le film est très poétique et plus qu’une histoire il nous raconte des moments de la vie des deux enfants. Joséphine s’ennuie et ne trouve pas d’ami. Elle est délaissée par sa mère et son père (pasteur) qui n’a pas le temps de s’occuper d’elle (on ne le voit jamais). Hugo vit plus avec la nature, dans la forêt, qu’avec les humains. L’oncle d’Hugo est le seul adulte du film qui sache encore jouer et il aime cela.
Hugo, Joséphine et l’oncle vont se rencontrer.

Les trois là sont les personnages humains du film. Les autres personnages sont le ciel et la forêt, les arbres, l’herbe, la pluie et les flaques d’eau, l’araignée…
La photo est belle sans être sophistiquée – à l’image de ce monde enfantin - accompagnée d’une bande son qui se compose de quelques paroles de musique, de rires et de silences.

Hugo et Joséphine devrait être présenté aux écoliers du dispositif « école et cinéma ». Du moins, c’est mon avis

M.G.

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6 juillet, 2013

Les Films de ma collection (3)

Classé sous Films de ma collection — Migas @ 5:57

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films documentaires

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Une copie super 8 mm de :

A propos de Nice (1930)

de Jean Vigo (1905 – 1934) : tout ceci à propos d’une ville, de ceux qui s’y trouvent et particulièrement de ceux qui y paradent, y déambulent, y paressent. Aujourd’hui, il faut faire un effort intellectuel pour regarder un film muet et il faut en faire un supplémentaire pour accéder aux tentatives de Cinéma/Vérité et autre Ciné/Œil tant ces formes d’expression se sont éloignées de nous.
Cinéma/Vérité… Ciné/Œil… ne riment pas avec objectivité, bien entendu et il faudrait être bien sot comme ceux qui se scandalisent de l’existence du cinéma de propagande pour croire que le cinéma pourrait distiller une once de réalité. Par contre, on peut s’amuser à constater, dans A propos de Nice, la présence aux côtés de jean Vigo de Boris Kaufman, le frère de Dziga Vertov. Il est l’auteur des images et l’on comprend un peu mieux, dès lors, la sensation d’être dans une autre « vision du monde ».

Bien que la forme ne soit pas la même, ni les références artistiques, je « rangerais » volontiers A propos de Nice avec Le Chien andalou. L’anarchisme naïf de Vigo rejoint le surréalisme « primaire » de Buñuel et Dali. La Dérision, l’Insolence et la Provocation constituent la sainte trinité, grande inspiratrice des cinéastes. A la vision du film de Vigo, j’ai eu le plaisir de découvrir une œuvre belle et forte, moins forte cependant qu’auraient pu laisser supposer ses ambitions et l’idée de Cinéma social lancée par Jean Vigo ne fut à mon sens qu’effleurée. Plus que l’image de la jeune femme en chaise longue qui change « magiquement » de costume jusqu’à la nudité, c’est la scène répétée des « danseuses frénétiques » qui m’a paru la plus envoûtante ou encore la vision de ces piétons qui se protègent du soleil avec un couvercle de poubelle sur la tête et l’on ne sait plus s’il s’agit d’un geste incongru
capturé par la caméra ou d’une fantaisie mise en scène par le réalisateur.

Pas de scénario pour A propos de Nice mais un schéma mis au point par Vigo et Kaufman :

  1. Nice est surtout une ville qui vit du jeu.
  2. Tout y est fait en fonction de l’étranger : 1. Les grands hôtels etc. ; 2. Les étrangers arrivent ; 3. La roulette ; 4. Ceux qui y vivent.
  3. Les indigènes, au fond, ne sont pas plus intéressants que les étrangers.
  4. Le tout est d’ailleurs voué à la mort.

Vigo rédigea un bref texte de présentation du film qui
put servir de communiqué de presse :

Jean Vigo et Boris Kaufman viennent de terminer leur film, « A propos de Nice ». Ciel bleu, maisons blanches, mer éblouie, soleil, fleurs multicolores, cœurs en liesse, telle apparaît d’abord l’ambiance niçoise. Mais ce n’est là que l’apparence éphémère, fugitive, et que la mort guette, d’une ville de plaisirs. Par-delà cet aspect mortel, les jeunes cinéastes d’ »A propos de Nice » ont voulu dégager l’avenir d’une cité.

Jean Vigo est n é en 1905. Il réalisa A propos de Nice en 1930. Il est mort en 1934.

« Un chien andalou hurle, qui donc est mort ? »
Jean Vigo

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4 juillet, 2013

Les Films de ma collection (2)

Classé sous animation,Films de ma collection — Migas @ 19:22

Les films de ma collection :
LES FILMS D’ANIMATION

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L’Archange Gabriel et madame l’Oye
(Archanděl Gabriel a paní Husa)
Marionnettes – 1964 - 29’00 » – Couleur

Scénario et réalisation : Jiří Trnka d’après un conte de Giovanni Boccacio.
Musique : Václav Trojan (pas de dialogues)

Copie 16 mm

En introduction, le générique se présente sous la forme d’un petit dessin animé autonome qui n’est pas sans rappeler le film de Pasolini tiré du Decameron de Boccace. L’histoire se passe à Venise, sous la renaissance. Madame L’Oye est dévorée par une véritable passion pour l’Archange Gabriel. Le moine qui reçoit sa confession – un homme étrange d’une laideur repoussante – s’éprend de la belle pécheresse. Il se déguise en Archange Gabriel et s’introduit chez elle pour la séduire. Les trois frères de la belle démasqueront l’imposteur pour qui tout finira mal.

Les décors, les lumières et les costumes sont splendides. On songe au « Casanova » de Fellini. Les grands animateurs, parmi lesquels on peut classer Trnka, se reconnaissent à l’inventivité dont ils font preuve dans l’animation de leurs personnages. En effet, ils ne cherchent pas à reproduire la réalité mais ils donnent vie à des personnages ou des objets inanimés. La façon dont Dame l’Oye tortille son derrière lorsqu’elle se déplace fait partie des plus belles animations que je connaisse. A la fois amusante et érotique, elle confère au personnage une personnalité singulière très forte. On pense au déplacement de la super girl martienne, interprétée par Lisa Marie, dans « Mars attaque » de Tim Burton.

« L’Archange Gabriel », oeuvre assurément érotique, est la preuve, s’il en faut, que les films d’animation ne sont pas réservés aux enfants. Dame l’Oye est le personnage le plus érotique de Trnka. Elle possède des seins capables de se gonfler quand elle soupire !

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Jiri Trnka

3 juillet, 2013

Les Films de ma collection (1)

Classé sous animation,Films de ma collection — Migas @ 19:14

Les films de ma collection :
Les FILMS D’ANIMATION

Les Films de ma collection (1) dans animation sans-titre

RENAISSANCE – Walerian Borowczyk – 1963
(35 mm – 8’45 » – noir & blanc)
Copie 16 mm
Walerian « Boro » est un des « grands maîtres » du cinéma d’animation. Il réalise « Renaissance » en 1963 après Les Astronautes en 1959 (en collaboration avec Chris Marker) et Le Concert de Monsieur et Madame Kabal en 1962. Boro est surtout connu pour ses « Contes Immoraux » mais je lui préfère nettement « Goto, l’île d’amour » (1968) que je tiens pour un chef d’œuvre (à la croisée des univers de Kafka, Brecht et Ionesco).

Renaissance est une animation d’objets, ou plus exactement une destruction d’objets, montrée à l’envers. Le film démarre sur un décor calciné d’une beauté organique abstraite et peu à peu, par la magie du cinéma, les objets se reconstituent, se repositionnent, créant des mouvements improbables et inquiétants. La chouette se rempaille et retrouve ses plumes et ses yeux, la table remonte sur ses pieds, la trompette se répare, la photographie se débarrasse du noir de fumée qui l’avait envahi, etc.
Une explosion, toute symbolique (mais de quoi ?) est à l’origine et à la fin de tout cela.
Il y a dans cette œuvre une poésie étrange et fascinante.

La simplicité de la technique ainsi que du sujet placent Renaissance aux côtés des œuvres maîtresses d’Emile Cohl ou des précieuses réalisations de Norman McLaren.
Elle est de celles qui possèdent la transparence de l’évidence.

M.G.

http://www.dailymotion.com/video/x12876

 

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Le Musée-Château d’Annecy a consacré un bel ouvrage à l’œuvre de Valerian Borowczyk (en vente chez Heeza : http://www.heeza.fr/fr/)

13 juin, 2013

La Lettre de l’AFC

Classé sous Non classé — Migas @ 14:58

LA LETTRE N°232 (JUIN 2013)
DE L’AFC

Nous offre, entre autres, un très intéressant entretien avec Jean-René Failliot, directeur technique d’Ariane Gulliver, et par ailleurs dénonce les conditions de travail déplorables qui furent imposées aux techniciens sur le tournage de  « La Vie d’Adèle » d’Abdellatif Kechiche, Palme d’or du dernier Festival de Cannes.

A lire : fichier pdf lettre_232

La Lettre de l'AFC afc

 http://www.afcinema.com/

Information récupérée sur le forum de : http://www.projectionniste.net/

 

 

24 mai, 2013

Souscription

Classé sous Informations — Migas @ 11:09

Vous pouvez aider Frédéric Rolland à réaliser son projet :
LES AMOUREUX DE LA PELLICULE
Un film documentaire de 52 minutes sur les collectionneurs en cinéma.

Pour cela, rendez-vous sur le site :
http://www.kisskissbankbank.com/les-amoureux-de-la-pellicule?ref=search

 

Souscription dans Informations batfred

La genèse du projet

Ce film s’inscrit dans la continuité de ma thèse de doctorat en cinéma et audiovisuel soutenue, en 2009, sous le titre : Les collections privées de films de cinéma en supporteurs argentique en France. Étant moi même collectionneur de films et investit sur ce thème au niveau associatif et professionnel, il m’a semblé important de montrer l’existence même de ces inconditionnels de la pellicule et des projecteurs d’antan.

Depuis les années 1970, au fur et à mesure de l’évolution des technologies de diffusion, du développement des cinémathèques institutionnelles ou encore d’un cadre juridique de plus en plus hostile, ces confectionneurs ont été relégués à l’arrière-plan ce qui a aboutit à une méconnaissance de ces fonds patrimoniaux et a bridé l’accessibilité et le partage des collections.

Durant l’été 2011, j’ai rassemblé quelques images tournées au départ à d’autres fins et ai commencé à en tourner de nouvelles pour initier la production de ce documentaire. Pour diverses raisons le projet a été suspendu et redémarre pour sa phase finale avec cet appel pour une finalisation du tournage pour la fin de l’année 2013 et l’édition d’un Blu-Ray au plus tard au 1er trimestre 2014.

 

27 avril, 2013

L’Ecume des jours

Classé sous Sorties cine — Migas @ 0:19

L’ECUME DES JOURS ***

de Michel Gondry

Bon ! J’ai lu le bouquin de boris Vian il y a très longtemps et je ne m’en souviens plus…
juste des images de plantes envahissantes, de fleurs ravageuses.
J’avais un peu un à priori en allant voir le film de Michel Gondry. J’aime bien ce qu’il fait, j’ai surtout aimé  »La Science des rêves ». J’ai vu la bande annonce de « L’Ecume des jours » et je craignais que le film soit un peu « mode », racoleur, dans l’air du temps, superficiel quoi !

Il n’en est rien. Le roman de Vian semble respecté mais la force du film réside dans la très grande fantaisie de Michel Gondry qui rend un formidable hommage à l’imagination avec la force et la conviction du Terry Gilliam de « L’Imaginarium du Docteur Parnassus ». C’est comme si, pour ce film, le réalisateur avait voulu ne s’imposer aucune limite dans son monde » bricolé » qui tient d’Emile Cohl, de Georges Méliès ou de Monsieur Bricolo (Charles Bowers). Le film démarre comme une comédie absurde et loufoque puis glisse peu à peu, le temps du développement d’un nénuphar, vers une dimenson dramatique.

Très peu de films français ont apporté autant de fantaisie au cinéma. Il faut chercher du côté de « Zazie dans le métro » ou des films de Pierre Prévert (« L’Affaire est dans le sac » ou « Le Voyage susprise »).

M. G.

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25 avril, 2013

La Lanterne magique

Classé sous Informations — Migas @ 15:23

Conférence du Conservatoire des techniques
Cinémathèque française
51 rue de Bercy Paris 12e
Vendredi 17 mai, 14h30

Projections et colportages, la lanterne magique au XVIIIe siècle
par Roger Gonin

Il y a quelques années, Roger Gonin découvrait en Auvergne un objet d’une rareté exceptionnelle : une lanterne magique de colporteur, avec dix plaques de verre peintes à la main. Cet appareil fragile, en bois et fer-blanc, à l’aspect modeste, est l’un des très rares témoins du métier de projectionniste ambulant. Certaines des plaques conservées, simples ou à système, peintes avec grande minutie, représentent des images de propagande pour Napoléon Bonaparte pendant le Consulat. D’autres résistent à une identification précise. Menant une véritable enquête policière, Roger Gonin est parti à la recherche des origines de cette machine. Comment se déroulait une séance de projection avec cet appareil ? Comment comprendre cette iconographie ? Qui était le colporteur de cette lanterne magique ? Tels seront les thèmes abordés à partir de cette lanterne magique émouvante, qui garde encore bien des secrets.

Roger Gonin est administrateur général au Festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand depuis 1980 (Responsable pour la sélection internationale de la vidéothèque du Marché du film). Collectionneur, il est membre de la Magic Lantern Society et a conçu deux expositions sur la lanterne magique en 1998 au Musée des Beaux-Arts de Roger Quillot (Clermont-Ferrand) et en 2001 à la Bibliothèque Universitaire des Cézeaux.

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Photographie : lanterne de colporteur, collection Roger Gonin en dépôt à la Cinémathèque française, photographie Roger Gonin

Plein tarif 4 € / tarif réduit 3 €/ Forfait Atout Prix et Carte CinEtudiant 2.5 € / Libre Pass Accès libre

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