Cinéscopie

12 septembre, 2012

A perdre la raison

Classé sous Sorties cine — Migas @ 18:09

A PERDRE LA RAISON de Joachim Lafosse

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 « A Perdre la raison », drame du réalisateur belge Joachim Lafosse, ce sont d’abord quatre petits cercueils blancs d’enfants hissés à bord d’un avion partant pour le Maroc, tandis que la mère chuchote « qu’on les enterre » au pays de leur père. Mais qu’est-ce qui a provoqué ce drame épouvantable dans une vie de couple si joliment engagée ?

Il y a là un jeune Français d’origine marocaine, adopté par un « parrain » français dans son enfance, qui lui a assuré une bonne éducation. Et une pétillante jeune fille qui ne demande qu’à l’épouser. Le parrain donne sa bénédiction, ajoutant un logement dans sa propre maison pour le couple débutant Un premier enfant, une petite fille, pointe vite son nez qui aura pour parrain le père adoptif de son papa. Puis une deuxième grossesse rapprochée verra arriver encore une fille. Le parrain comble mère, père et enfants de cadeaux, subvenant aux besoins du ménage. Quant un petit troisième est en route, la machine se grippe légèrement.

Le couple connaît quelques heurts. La promiscuité avec le père trop envahissant, sans nul doute. Lorsqu’il s’agit pour eux de s’en séparer pour vivre enfin sa vie dans une autre maison, le parrain signe le chèque de la nouvelle habitation avec piscine… où il s’installe. Et l’harmonie
du couple déraille. Sous les reproches du beau-père étouffant, ceux du mari qui peut se montrer violent, la tendre mère de famille dérive, en proie à une véritable psychose. Une quatrième naissance rapprochée – le fils tant attendu -  va accentuer son malaise jusqu’au drame.

Inspiré d’un fait divers réel, « A Perdre la raison » est magistralement interprété par le trio Emilie Dequenne, Tahar Rahim, Niels Arestrup (ces deux derniers, inoubliables héros du film « Un Prophète »). La jeune actrice belge fait passer beaucoup d’humanité dans le rôle poignant de la mère infanticide. Quant au réalisateur, Joachim Lafosse, il filme au plus près des choses de la vie, sans jamais suggérer un quelconque
jugement. Bouleversant !

Jacqueline Gamblin

19 août, 2012

Naissance

Classé sous Informations — Migas @ 16:47

La Cinémathèque du Cinéma Amateur

La Cinémathèque du Cinéma Amateur est née le 20 avril 2012 à Soissons. Son but est de récupérer des films et du matériel cinématographiques en rapport avec le cinéma amateur, sans distinction de format ni de support, pour les sauvegarder, les restaurer, leur donner une seconde vie ou les orienter vers la destination qui leur conviendra le mieux.

C’est dire que nous nous efforcerons d’utiliser au mieux le fonds que nous constituerons au fur et à mesure et que nous travaillerons dans un esprit de collaboration avec les structures déjà existantes.

Nous ne procéderons pas à une numérisation systématique des films que nous récupèrerons mais nous y pourvoirons à la demande et aux frais des demandeurs.

Notre rôle sera d’effectuer la vérification, le nettoyage, les collages et réparations nécessaires, l’indexation, la conservation et une présentation publique des films sous forme de catalogue et d’extraits vidéo.

Le Festival 8-9,5-16 sera l’écran privilégié pour notre Cinémathèque mais, en fonction de nos forces, nous essaierons d’intervenir sur d’autres festivals et dans d’autres circonstances.

Le site de la Cinémathèque vient de s’ouvrir. Il s’agit d’un blog, gratuit, qui sera utilisé comme un site mais n’hésitez pas à nous adresser des commentaires.
Ce n’est que le début de l’aventure !

http://cinemathequeducinemaamateur.unblog.fr/

Naissance dans Informations blog-a

 

 

13 août, 2012

Rebelle

Classé sous animation,Sorties cine — Migas @ 12:18

REBELLE **

Les studios Pixar, à ma connaissance et surtout, à mon avis, sont les seuls à se servir de la technique d’animation sur ordinateur avec un véritable talent de créateur.
Deux points forts :
– Les textures avec des décors et des costumes magnifiques. Mais les choix esthétiques sont ceux « d’artistes inspirés ».
– Les studios ne tentent pas de créer des personnages réels ou vraisemblables mais fabriquent des marionnettes virtuelles animées comme telles.
Il faut ajouter un sens de l’humour inégalé et un don pour émouvoir (parfois aux larmes) les spectateurs sans user d’une trop grande facilité.
Donc, Rebelle est encore une belle réussite qui se distingue par de magnifiques décors, une superbe chevelure rousse et des gags hilarants.

Seul reproche : la présence de chansons débiles « à la mode » (dont la présence ne peut être motivée que par les bénéfices que procureront la vente de la bande son originale du film) qui auraient avantageusement été remplacée par de la musique celtique (déjà présente au demeurant).

M.G.

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1 août, 2012

The dark knight rises

Classé sous Sorties cine — Migas @ 12:38

THE DARK KNIGHT RISES *

Les « Batman » de Chritopher Nolan se veulent trop réalistes et on y perd en fantaisie. Par contre, on y gagne en lourdeur idéologique.
Pour y croire, il faut se rapprocher de la « réalité ». Mais de quelle réalité peuvent bien se rapprocher les super productions américaines ? De la vision impérialiste du pays, naturellement !

Comme le personnage de Batman est complexe et intéressant, il subsiste, dans le scénario, de réjouissantes zones d’ombres ainsi que dans la psychologie du bonhomme. Par contre, que de poncifs, de lieux communs et de relents écœurants du Maccarthysme ! On y caricature des tribunaux et des soulèvements populaires, les armées de libération, etc.
On se croit revenu au « bon temps » de la « guerre froide ».

The Dark night rises est bien trop bavard et trop politiquement « correct ».
Je préfère la version « Burton ».

J’ai vu le film en numérique (malheureusement car image très laide) et en VF. Là c’est la catastrophe et les dialogues en Français sont plus d’une fois ridicules !

Michel Gasqui

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12 juillet, 2012

Holy Motors

Classé sous Sorties cine — Migas @ 13:59

« HOLY MOTORS »
de Leos Carax


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Génie mai-aimé du cinéma français, le réalisateur Léos Carax
nous invite, avec « Holy Motors », à bord de la longue limo blanche
de « Monsieur Oscar » (Denis Lavant, son acteur-fétiche et son
double), troublant affairiste quittant le domicile familial au matin et nous
entraînant au cœur de la nuit dans sa déambulation fantastique. Et ce, après
nous avoir introduits à bord par une porte coulissante que Carax, en pyjama,
ouvre sur les spectateurs, dos tournés à la caméra, d’une salle de cinéma.

Voici donc Monsieur Oscar très confortablement installé à l’arrière de la
longue limousine blanche pilotée par la distinguée Céline (Edith Scob),
totalement dévouée à son maître. Et Oscar occupé à se grimer qui va, en quelques
heures, composer une dizaine de personnages hallucinants dans un Paris nocturne
magnifié par la magie du cinéma de Carax. De la mendiante au dos cassé,
installée sur le Pont-Neuf, au tueur à la lame exécutant son double, dans une
halle obscure au cours d’une sorte de ballet millimétré, en passant par le
vieillard agonisant dans une chambre de l’Hotel Raphaël près de sa nièce
bien-aimée, le comédien Denis Lavant fait, une fois encore, la preuve de son
incroyable talent.

Mais les temps forts, les plus étranges, dramatiques et
drôles à la fois, résident dans le personnage de « Merde » (du film
« Tokyo »), clodo fou délirant, pieds nus et ongles crochus et gris,
en déambulation dans les égoûts, surgissant dans les allées du cimetière du Père-Lachaise.
La sculpurale Eva Mendes y est posant pour un photographe alors que
« Merde », dépennaillé, jubile en se gavant de fleurs déposées sur
les tombes. Sous les yeux de la foule ahurie, il enlève cette vestale qu’il
conduit jusque dans le ventre putride de la terre, où il transforme sa tunique
haute-couture en une sorte de tchador très seyant. Mais déjà la limousine est
là, où Oscar se démaquille, changeant de perruque et de vêtements sous l’œil
attentif de Céline.

Et c’est Oscar, torse nu, muscles noueux, tendus vers son
accordéon, qui conduit un groupe d’accordéonistes en déambulation nocturne dans
les allées de l’église St-Eustache, entre ombres et lumière. Le même se
livrera, dans quelques minutes, au personnage d’un vieillard agonisant auprès
de sa nièce chérie (Elise Lhomeau) dans une chambre de l’Hotel Raphael. Avant
de céder la place à l’harmonieux et poignant tandem Kylie Minogue-Denis Lavant,
rompant définitivement des liens anciens sur le toit-terrasse de la Samaritaine
envahi par les mauvaises herbes. Nous ne vous livrerons rien de plus de cette
galerie de portraits étranges, magistralement interprétés sous l’œil de la
caméra de Carax, une fois encore très inspiré (« Mauvais sang » 1986,
« Les Amants du Pont-Neuf » (1991)), que les rumeurs, à Cannes 2012,
donnaient gagnant pour la moisson des Prix prestigieux, et qui s’en est reparti
avec celui de la Jeunesse qui ne s’y est pas trompée.

Ne ratez surtout pas les dix dernières minutes de
« Holy Motors », spectacle haletant jusqu’au dernier instant.

Jacqueline Gamblin

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27 juin, 2012

Des gestes du passé !

Classé sous Materiels,Projectionniste — Migas @ 11:29

C’est déjà le passé !

Installer un film sur un projecteur 35 mm Buisse Bottazzi…
C’est quand même plus passionnant que d’insérer un DVD dans un lecteur !

Mise en place d\’une bobine 35 mm

Des gestes du passé ! dans Materiels Sans-titre-300x168

 

28 mai, 2012

Matins calmes à Séoul

Classé sous Non classé — Migas @ 10:38

« The Day he arrives » (Matins calmes à Séoul)
(2011) noir et blanc (1h30), du Sud-Coréen Hong Sang-Soo

Charme de la Nouvelle Vague sud asiatique

 

Par un matin froid d’hiver , Seongjun (Yu Junsang) arrive à Séoul (Corée Sud) afin de rencontrer son ami Youngho, critique de cinéma. Exilé en province où il enseigne en Faculté, Seongjun, ancien réalisateur en rupture de ban, ne parvenant pas à joindre Youngho au téléphone, flâne dans un des quartiers-nord de la capitale où, après une rencontre fortuite avec une comédienne qui le reconnaît mais l’ennuie, et une soirée très arrosée d’alcool de riz avec des étudiants en cinéma croisés par hasard, il renoue pour quelques heures avec son ex-petite amie Kyungjin. Ces deux-là se séparent sur une promesse, celle de ne plus se revoir.

Après avoir arpenté, sous les premières neiges, les rues pentues du quartier où il va de nouveau croiser la comédienne qui enseigne singulièrement aux étudiants de cinéma avec lesquels il a passé en partie sa première soirée à Séoul, il parvient enfin à joindre Youngho. A leur rendez-vous dans un restaurant-bar désert du quartier, ce dernier lui présente Boran, une jolie brune dont il est amoureux et qui connaît les œuvres de Seongjun.  Entre alcool, cigarettes et conversations animées, la séduisante et étrange patronne du bar arrive, vite invitée par le trio. Seongjun en tombe amoureux. La nuit suivante, comme calquée sur la précédente, il partagera quelques heures d’intimité avec elle avant de la quitter sur les mêmes mots employés avec son ex-maîtresse.

Tourné en une semaine et en totale improvisation quotidienne, « Matins Calmes à Séoul » présenté à Cannes 2011 (Prix « Un Certain Regard ») possède le charme de la Nouvelle Vague asiatique dont Hong San-Soo fait partie, l’emploi du noir-et-blanc accentuant cet attrait. Présent en sélection à Cannes 2012 avec « In Another Country » et Isabelle Huppert, Hong Sang-Soo, a présenté 7 œuvres à Cannes (sur 13 films réalisés, dont « La Femme est l’avenir de l’homme », « Les Femmes de mes amis ») où il fait preuve de maîtrise dans l’art des rencontres fortuites ou volontaires et toujours répétitives, entre des mêmes personnages, dans un même lieu et dans les mêmes temps.

Jacqueline Gamblin

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The Day he arrives (Trailer)

12 mai, 2012

Dark Shadows

Classé sous Sorties cine — Migas @ 10:52

DARK SHADOWS de Tim Burton

Dark Shadows est encore un film raté de Tim Burton.
Il semble baclé tant le scénario est bourré d’incohérences, les personnages sont stéréotypés et sans profondeur, le jeu des acteurs insipide et les décors sans surprises.
Hommage aux films de genre (comme la plupart des oeuvres de Burton), Dark Shadows n’arrive jamais à se situer entre le film comique, le film d’horreur et la comédie musicale et cela devient ennuyeux à la longue. Le mélange des genres fut totalement réussi et même brillant dans Edward aux mains d’argent mais là, ça ne prend pas. On sourit, un peu seulement (car les gags et trouvailles visuelles sont prévisibles et jamais exploités à fond) mais on ne rit jamais et on se lasse vite des déboires amoureux des personnages car ils nous indiffèrent. Johny Deep est inexpressif ou du moins affiche des caricatures d’émotions qui ressemblent à des tics.

Et le film est bavard ! On a parfois l’impression d’être dans du théâtre filmé. Quant à la fin du film, celle de tous les règlements de compte, celle où se déploient les « forces du mal », on l’a déjà vue mille fois ailleurs.

Décevant, Tim Burton, ces temps-ci ! Mais attendons le prochain. Ce sera meilleur, à coup sûr.

M.G.

 

P.S. : Il faut ajouter que j’ai vu ce film au cinéma Le Clovis de Soissons, en numérique, comme il se doit. Nous avons du demander au marchand de pop-corn de baisser le son tellement il nous assourdissait. Et il fut présenté dans une VF lamentable.

Dark Shadows dans Sorties cine article_dark_shadows_affiche

 

7 mai, 2012

SOS Fantômes

Classé sous Curiosite,Informations,Lieux — Migas @ 18:08

La Cadillac ambulance de SOS FANTÔMES
est garée dans un parking parisien,
à l’abandon…

SOS Fantômes dans Curiosite sos-fantomes1-150x100

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018c dans Lieux
J’ai pris quelques photos :

SOS FANTÔMES
Album : SOS FANTÔMES

14 images
Voir l'album

4 mai, 2012

Cinéma et vidéo numérique (8)

Classé sous Polemique — Migas @ 10:55

J’ai découvert un article intéressant trouvé sur le blog du chef op Pascal Montjovent que je vous recommande chaudement :
Chroniques d’un chef opérateur

Journal de bord d’un Directeur de la Photographie
Notes sur la lumière – pour le cinéma et les nouvelles images numériques.
http://blog.montjovent.com/

 

Coup de blues chez les chefs op

 

Le passage de l’argentique au numérique a dépossédé les chefs op d’une bonne partie des prérogatives sur les images qu’ils créent pendant le tournage.
Une dizaine d’entre eux ont confié leurs angoisses professionnelles à Madelyn Most lors du dernier Camerimage. Les mots « danger », « compromission », « peur » sont plus nombreux que « contrôle » ou « progrès ».

Stephen Goldblatt:
« Whether we love film for the romance, the texture, the emotion, IT’S OVER. »
« It doesn’t have to be a bleak future, we can also influence it, but you must speak up or expire. »
Le mot de la fin (Oliver Stapleton) est plus fataliste:
« The power will go out of the eye of the cinematographer and into the hands of ten other people who think they have something to say about the way the picture looks. 
It is The End of an era, but it’s not a reason to jump off a cliff. »Le site de l’AFC a traduit certains de leur propos: http://goo.gl/MCj26Le PDF complet, en anglais: http://goo.gl/qLnO4


 

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