Cinéscopie

14 novembre, 2013

Les Films de ma collection (6)

Classé sous Films de ma collection — Migas @ 21:13

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films burlesques

Harold 1

Version super 8 mm de
I’m on my Way (1919) (titre français : « Le Mariage, il n’y a que ça ! »)
Blackhawk, noir et blanc, 15′
Réalisation : Alf Goulding
Opérateur : Walter Lundin
avec : Harold Lloyd, Harry « Snub » Pollard, Bebe Daniels

C’est un court métrage d’Harold Lloyd que j’aime particulièrement car il est fort drôle. Le scénario est très simple : Harold doit se marier mais l’exemple du voisin, avec sa « marmaille » épouvantable et sa femme tyrannique vont le faire changer d’avis et s’enfuir à toutes jambes. Les gags sont réussis et le rythme est soutenu. A noter un long travelling qui accompagne Harold et sa fiancée des magasins en ville jusqu’à leur domicile. La première partie de ce mouvement de caméra pourrait être un écran défilant mais je n’en suis pas certain.

Vous pouvez consulter ce film sur Youtube  : http://www.youtube.com/watch?v=rGzLSgyVpfI

 

 

1 novembre, 2013

Snowpiercer

Classé sous Soirees cine — Migas @ 10:32

SNOWPIERCER ***
Réalisé par le cinéaste coréen Bong Joon Ho (auteur de l’excellent « The Host ») – 2013

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Etonnant, inquiétant, passionnant, ce film est bien plus qu’un film d’aventures. Il est de ces films de science fiction qui délivrent un message fort, une fable philosophique. Les derniers en date étaient « La Route » de John Hillcoat et « District 9″ de Neil Blomkamp.
L’ultime société organisée dans le train de survie, la « Machine », cette société cauchemardesque de type concentrationnaire,  c’est notre société, montrée sans fioritures, avec ses systèmes de régulation et de régénération.
Tout est admirable dans « Snowpiercer » : une grande, belle réussite !
Les personnages sont complexes et les comédiens épatants. Le scénario est captivant et les décors et le train sont extraordinaires.

(M.G.)

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Le film est adapté d’une bande dessinée française des années 80 : Tranperceneige.

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26 octobre, 2013

Blue Jasmine

Classé sous Non classé — Migas @ 12:32

BLUE JASMINE **

Le dernier « Woody Allen » est un « Woody Allen », un peu plus amer que d’autres, peut-être, mais toujours dans le sillage (si on peut dire ainsi…) d’Ingmar Bergman, des films intimistes et psychologiques.
Il s’agit de deux formidables portraits de femmes campées par les non moins formidables Cate Blanchett et Sally Hawkins. Le personnage de Jasmine en femme brisée qui tente désespérément de conserver son statut social et par là sa raison d’être est poignant même si cette bourgeoise nous agace par son égocentrisme.

Blue Jasmine est un film réussi mais ces « Woody Allen »  ne m’ont jamais autant intéressé que Bananas ou Take the money and run et cela malgré leurs défauts.

Je tiens encore Zelig et La Rose pourpre du Caire pour ses chefs d’oeuvre.
(M.G.)

 

Blue Jasmine : Photo Andrew Dice Clay, Cate Blanchett, Sally Hawkins

8 octobre, 2013

Insidious

Classé sous Sorties cine — Migas @ 22:54

INSIDIOUS Chapitre 2 *

Il y a, dans ce second chapitre des choses très réussies et d’autres moins. Les retours sur le premier chapitre sont excellents comme l’arrivée dans la maison du premier film où l’on comprend la raison pour laquelle l’alarme se met en route et d’autres détails encore. L’enfant et sa mère  folle à lier sont deux personnages étonnants et très réussis. Mais il y a tout de même des longueurs et des redites. La peur a du mal à s’installer.
(M.G.)

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6 septembre, 2013

You’re next

Classé sous Sorties cine — Migas @ 21:22

YOU’RE NEXT *

Un film de Adam Wingard avec Sharni Vinson, Nick Tucci
Voici un petit film d’horreur de série B très violent, avec une quantité appréciable d’hémoglobine et non dénué de suspens. Donc, on peut lui attribuer une étoile car les amateurs, dont je suis, ont leur dose d’émotions « crues ».

Ceci dit, « You’re next » est loin de révolutionner le genre (comme on peut le lire sur certaines pub) ; les effets sont téléphonés, les emprunts sont nombreux (Shining, Le Silence des agneaux…), l’explication finale laisse perplexe et le personnage d’Erin élevée à la self-défense est peu crédible.
A voir, donc, par les amateurs du genre.

 

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ça ressemble à du « Lynch » mais ça n’est pas du « Lynch ».

M.G.
Vu au Clovis à Soissons
et c’est de pire en pire (le public !).

 

1 septembre, 2013

Les Films de ma collection (5)

Classé sous Non classé — Migas @ 18:29

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films burlesques

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Copie 16 mm de :
WHY WORRY ? (en Français : Faut pas s’en faire)
Réalisation : Fred C. Newmeyer et Sam Taylor
Scénario : Sam Taylor, Ted Wilde et Tim Whelan
Opérateur : Walter Lundin
Interprètes : Harold Lloyd (Harold Van Pelham), Jobyna Ralstom (sa secrétaire), John Aasen (Colosso), Leo White (Le lieutenant), Wallace Howe (M. Pipps, le valet), James Mason (Jim Blake, le renégat)…

Scénario : Harold Van Pelham, riche américain est un hypocondriaque égoïste qui décide de partir se reposer sur l’île Paradisio en Amérique du Sud. Il emmène avec lui son valet, sa nurse et ses pilules. Mais le pays est confronté à une révolution. Harold ne s’en rend pas compte de suite, ce qui donne lieu à une série de quiproquos. En prison il fait la connaissance du géant Colosso affaibli par une sérieuse rage de dents. Tous deux s’évadent et Harold débarrasse Colosso de sa dent gâtée. A partir de ce moment, le géant lui voue un dévouement total. Ils vainquent les méchants et Harold se rend compte qu’il est amoureux de sa jolie nurse et que ses pilules ne lui sont plus nécessaires.

Curieusement, le personnage de Harold Van Pelham n’est pas très sympathique, surtout au début, et on a quelques difficultés à rire de ses caprices. Ensuite, son insouciance et sa naïveté rattrapent la situation. John Aasen (le géant Colosso – il mesurait 2,50 m) a un rôle primordial dans Why Worry ? Il apparaît comme personnage clef du film mais il est aussi élément de décor et « accessoire » pour Harold qui « joue » avec sa carcasse comme avec un meuble. Le rythme ne cesse de s’accélérer jusqu’à la victoire finale et le film s’avère très drôle. La très jolie Jobyna Ralstom remplace Midred Davis qui abandonne sa carrière d’actrice pour devenir Madame Lloyd (elle le restera jusqu’à sa mort, en 1969).

M.G.

Georges D’Acunto a écrit un très intéressant article sur Why Worry ? publié dans le numéro 4 de Cinéscopie (Décembre 2006).

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30 août, 2013

Les Films de ma collection (4)

Classé sous Films de ma collection — Migas @ 19:45

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films de fiction

Une copie 16 mm de
HUGO ET JOSÉPHINE
Réalisation : KjellGrede

Scénario : Maria Gripe et Kjell Grede d’après le roman de Maria Gripe
Photographie : Lars Björne (couleur)
Musique Torbjörn Lundquist
Interprétation : Marie Ohman, Frederic Becklen, Beppe Wolgers
Production : Göran Lindgren – Sandrews
Suède – 1968
Durée : 87 minutes

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Voici très joli film réalisé par le cinéaste suédois Kjell Grede, un peu à l’image du Kaléidoscope que Hugo veut construire pour Joséphine, un instrument qui permet de voir les choses banales, la vie de tous les jours à travers le regard d’un enfant.
Le film est très poétique et plus qu’une histoire il nous raconte des moments de la vie des deux enfants. Joséphine s’ennuie et ne trouve pas d’ami. Elle est délaissée par sa mère et son père (pasteur) qui n’a pas le temps de s’occuper d’elle (on ne le voit jamais). Hugo vit plus avec la nature, dans la forêt, qu’avec les humains. L’oncle d’Hugo est le seul adulte du film qui sache encore jouer et il aime cela.
Hugo, Joséphine et l’oncle vont se rencontrer.

Les trois là sont les personnages humains du film. Les autres personnages sont le ciel et la forêt, les arbres, l’herbe, la pluie et les flaques d’eau, l’araignée…
La photo est belle sans être sophistiquée – à l’image de ce monde enfantin - accompagnée d’une bande son qui se compose de quelques paroles de musique, de rires et de silences.

Hugo et Joséphine devrait être présenté aux écoliers du dispositif « école et cinéma ». Du moins, c’est mon avis

M.G.

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6 juillet, 2013

Les Films de ma collection (3)

Classé sous Films de ma collection — Migas @ 5:57

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films documentaires

Les Films de ma collection (3) dans Films de ma collection images

Une copie super 8 mm de :

A propos de Nice (1930)

de Jean Vigo (1905 – 1934) : tout ceci à propos d’une ville, de ceux qui s’y trouvent et particulièrement de ceux qui y paradent, y déambulent, y paressent. Aujourd’hui, il faut faire un effort intellectuel pour regarder un film muet et il faut en faire un supplémentaire pour accéder aux tentatives de Cinéma/Vérité et autre Ciné/Œil tant ces formes d’expression se sont éloignées de nous.
Cinéma/Vérité… Ciné/Œil… ne riment pas avec objectivité, bien entendu et il faudrait être bien sot comme ceux qui se scandalisent de l’existence du cinéma de propagande pour croire que le cinéma pourrait distiller une once de réalité. Par contre, on peut s’amuser à constater, dans A propos de Nice, la présence aux côtés de jean Vigo de Boris Kaufman, le frère de Dziga Vertov. Il est l’auteur des images et l’on comprend un peu mieux, dès lors, la sensation d’être dans une autre « vision du monde ».

Bien que la forme ne soit pas la même, ni les références artistiques, je « rangerais » volontiers A propos de Nice avec Le Chien andalou. L’anarchisme naïf de Vigo rejoint le surréalisme « primaire » de Buñuel et Dali. La Dérision, l’Insolence et la Provocation constituent la sainte trinité, grande inspiratrice des cinéastes. A la vision du film de Vigo, j’ai eu le plaisir de découvrir une œuvre belle et forte, moins forte cependant qu’auraient pu laisser supposer ses ambitions et l’idée de Cinéma social lancée par Jean Vigo ne fut à mon sens qu’effleurée. Plus que l’image de la jeune femme en chaise longue qui change « magiquement » de costume jusqu’à la nudité, c’est la scène répétée des « danseuses frénétiques » qui m’a paru la plus envoûtante ou encore la vision de ces piétons qui se protègent du soleil avec un couvercle de poubelle sur la tête et l’on ne sait plus s’il s’agit d’un geste incongru
capturé par la caméra ou d’une fantaisie mise en scène par le réalisateur.

Pas de scénario pour A propos de Nice mais un schéma mis au point par Vigo et Kaufman :

  1. Nice est surtout une ville qui vit du jeu.
  2. Tout y est fait en fonction de l’étranger : 1. Les grands hôtels etc. ; 2. Les étrangers arrivent ; 3. La roulette ; 4. Ceux qui y vivent.
  3. Les indigènes, au fond, ne sont pas plus intéressants que les étrangers.
  4. Le tout est d’ailleurs voué à la mort.

Vigo rédigea un bref texte de présentation du film qui
put servir de communiqué de presse :

Jean Vigo et Boris Kaufman viennent de terminer leur film, « A propos de Nice ». Ciel bleu, maisons blanches, mer éblouie, soleil, fleurs multicolores, cœurs en liesse, telle apparaît d’abord l’ambiance niçoise. Mais ce n’est là que l’apparence éphémère, fugitive, et que la mort guette, d’une ville de plaisirs. Par-delà cet aspect mortel, les jeunes cinéastes d’ »A propos de Nice » ont voulu dégager l’avenir d’une cité.

Jean Vigo est n é en 1905. Il réalisa A propos de Nice en 1930. Il est mort en 1934.

« Un chien andalou hurle, qui donc est mort ? »
Jean Vigo

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4 juillet, 2013

Les Films de ma collection (2)

Classé sous animation,Films de ma collection — Migas @ 19:22

Les films de ma collection :
LES FILMS D’ANIMATION

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L’Archange Gabriel et madame l’Oye
(Archanděl Gabriel a paní Husa)
Marionnettes – 1964 - 29’00 » – Couleur

Scénario et réalisation : Jiří Trnka d’après un conte de Giovanni Boccacio.
Musique : Václav Trojan (pas de dialogues)

Copie 16 mm

En introduction, le générique se présente sous la forme d’un petit dessin animé autonome qui n’est pas sans rappeler le film de Pasolini tiré du Decameron de Boccace. L’histoire se passe à Venise, sous la renaissance. Madame L’Oye est dévorée par une véritable passion pour l’Archange Gabriel. Le moine qui reçoit sa confession – un homme étrange d’une laideur repoussante – s’éprend de la belle pécheresse. Il se déguise en Archange Gabriel et s’introduit chez elle pour la séduire. Les trois frères de la belle démasqueront l’imposteur pour qui tout finira mal.

Les décors, les lumières et les costumes sont splendides. On songe au « Casanova » de Fellini. Les grands animateurs, parmi lesquels on peut classer Trnka, se reconnaissent à l’inventivité dont ils font preuve dans l’animation de leurs personnages. En effet, ils ne cherchent pas à reproduire la réalité mais ils donnent vie à des personnages ou des objets inanimés. La façon dont Dame l’Oye tortille son derrière lorsqu’elle se déplace fait partie des plus belles animations que je connaisse. A la fois amusante et érotique, elle confère au personnage une personnalité singulière très forte. On pense au déplacement de la super girl martienne, interprétée par Lisa Marie, dans « Mars attaque » de Tim Burton.

« L’Archange Gabriel », oeuvre assurément érotique, est la preuve, s’il en faut, que les films d’animation ne sont pas réservés aux enfants. Dame l’Oye est le personnage le plus érotique de Trnka. Elle possède des seins capables de se gonfler quand elle soupire !

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Jiri Trnka

3 juillet, 2013

Les Films de ma collection (1)

Classé sous animation,Films de ma collection — Migas @ 19:14

Les films de ma collection :
Les FILMS D’ANIMATION

Les Films de ma collection (1) dans animation sans-titre

RENAISSANCE – Walerian Borowczyk – 1963
(35 mm – 8’45 » – noir & blanc)
Copie 16 mm
Walerian « Boro » est un des « grands maîtres » du cinéma d’animation. Il réalise « Renaissance » en 1963 après Les Astronautes en 1959 (en collaboration avec Chris Marker) et Le Concert de Monsieur et Madame Kabal en 1962. Boro est surtout connu pour ses « Contes Immoraux » mais je lui préfère nettement « Goto, l’île d’amour » (1968) que je tiens pour un chef d’œuvre (à la croisée des univers de Kafka, Brecht et Ionesco).

Renaissance est une animation d’objets, ou plus exactement une destruction d’objets, montrée à l’envers. Le film démarre sur un décor calciné d’une beauté organique abstraite et peu à peu, par la magie du cinéma, les objets se reconstituent, se repositionnent, créant des mouvements improbables et inquiétants. La chouette se rempaille et retrouve ses plumes et ses yeux, la table remonte sur ses pieds, la trompette se répare, la photographie se débarrasse du noir de fumée qui l’avait envahi, etc.
Une explosion, toute symbolique (mais de quoi ?) est à l’origine et à la fin de tout cela.
Il y a dans cette œuvre une poésie étrange et fascinante.

La simplicité de la technique ainsi que du sujet placent Renaissance aux côtés des œuvres maîtresses d’Emile Cohl ou des précieuses réalisations de Norman McLaren.
Elle est de celles qui possèdent la transparence de l’évidence.

M.G.

http://www.dailymotion.com/video/x12876

 

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Le Musée-Château d’Annecy a consacré un bel ouvrage à l’œuvre de Valerian Borowczyk (en vente chez Heeza : http://www.heeza.fr/fr/)

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