Cinéscopie

23 février, 2008

Les Trois brigands

Classé sous animation,Sorties cine — Migas @ 18:05

LES TROIS BRIGANDS ***

De Hayo Freitag (Allemagne – 2007)

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Enfin un dessin animé pourvu d’un véritable scénario. Une histoire digne des contes classiques : une histoire morale avec des méchants qui deviennent des gentils d’autres qui semblent faire des choses pour les malheureux mais qui ne pensent qu’à eux. Les trois bandits vont être séduits par la gentillesse et la fraicheur de la petite orpheline Tiffany. Ils vont devenir des bienfaiteurs et construire avec les malheureux pensionnaires de l’orphelinat une société radieuse. L’auteur est Tomi ungerer qui a écrit et illustré de nombreux livres pour enfants, des livres intelligents qui ne méprisent pas leur public !

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Le film « Les Trois brigands » est brillant. Le graphisme fidèle aux dessins d’origine est superbe. L’humour est présent avec les personnages mais aussi dans les détails discrets qui jalonnent les décors. Simple et non prétentieux, « Les Trois brigands » atteint le but : raconter une belle histoire aux enfants et aux « grands enfants ».

Le Site du film : http://www.lestroisbrigands-lefilm.com/

 

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Tomi Ungerer est un grand artiste. Son travail concerne de nombreux domaines des arts plastiques et son public est très varié. Je vous engage à visiter son site Internet :

http://www.exopuce.fr/tomi/c_accueil_f.htm

Par ailleurs, la ville de Strasbourg lui a consacré un musée :

Musée Tomi Ungerer : Villa Greiner | 2, avenue de la Marseillaise 67000 Strasbourg | tél. 03 69 06 37 27

22 février, 2008

Max & Co

Classé sous animation,Sorties cine — Migas @ 8:44

Max & Co **

 

Max & Co

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Reportez-vous à l’article paru dans « Cinéscopie n°7 (Septembre 2007), signé Roger Tizio.
Le film vaut surtout pour le magnifique travail sur les décors, les éclairages, la prise de vues et l’animation (conduite traditionnellement), tellement supérieure à l’animation sur ordinateur !

 

14 février, 2008

La Visite de la fanfare

Classé sous Sorties cine — Migas @ 18:34

 

La Visite de la fanfare ***

Un film israëlien d’une grande sensibilité.

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Ce film d’Eran Kolirin est un petit bijou d’émotion.
Tout d’abord, les images sont très soignées et font errer un groupe de personnages dans une athmosphère très particulière, dans des décors qui hésitent entre la ville nouvelle et le désert nord africain. Le cadre, souvent, utilise les lignes pures des lampadaires ou d’autres symptomes de la civilisation moderne. A l’opposé de cette abstraction formelle, les personnages sont des humains riches d’émotions, de sentiments et d’une simplicité bafouée par des vies normales, donc douloureuses. Aucune mièvrerie, aucun débordement n’altère la simplicité de ces gens qui vivent, chacun, avec leurs rêves et leur aspirations les plus profondes.
Le film , vues ces données, aurait pu basculer dans la banalité de certaines oeuvres « psycho-machin » qui nous font mourir d’ennui. Il n’en n’est rien. L’orchestre égaré est égyptien, le lieu d’égarement est Israël et,vous l’aurez compris, sous des allures naïves, le discours est d’une grande humanité.
Il faut signaler que l’humour est omniprésent, à la manière de jacques Tati, avec beaucoup de discrétion, à la manière de Pierre Etaix, avec une grand observation.

Bravo !

 

 

 

20 janvier, 2008

INTO THE WILD

Classé sous Sorties cine — Migas @ 14:33

INTO THE WILD by Sean Penn

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« Into the wild » de Sean Penn

Film sur la nature – pas forcément clément – mais surtout quête initiatique d’un jeune homme qui rêve d’absolu, de vie sans compromis, sans mensonge, sans renoncement, sans faux besoin…

Un adolescent en colère face à la «  trahison »  de ses parents et à notre société qui confond avoir et être. Ce film aux images superbes est un grand voyage avec de belles rencontres

- des hommes et des femmes qui se sont cognés contre la vie, qui ont appris, qui ont grandi -.

Le héros va aussi apprendre, comprendre, devenir humble… Mais il n’aura pas le temps de devenir

Film magnifique, servi par une photo remarquable, des acteurs boulversants.

Thank you Mister Penn

Sylvie STAMMLER

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8 janvier, 2008

It’s a free world !

Classé sous Sorties cine — Migas @ 0:18

It’s a free world ! ***

by Ken Loach

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Ken Loach, Régulier et fidèle à ses positions, nous offre un nouveau message politique. Le message en question est un film, remarquable, tant du point de vue de l’analyse et de la démonstration que de l’esthétique. It’s a free world est une oeuvre brechtienne pour ne pas dire marxiste. J’ai revu, récemment, un petit court métrage d’Yves Allégret, Prix et profits (La Pomme de terre), réalisé avec l’aide des frères Prévert, qui tenta d’expliquer un des principes fondamentaux du système capitaliste en analysant la chaîne de production. Le film de Loach est dans la lignée de celui-ci, en mettant en évidence les mécanismes du marché du travail. L’excellente idée du cinéaste est d’avoir présenté son histoire du point de vue de la directrice d’agence d’intérim et non de celui des ouvriers immigrés, donc, du point de vue des exploiteurs et non des exploités. Utilisant ainsi, la distanciation brechtienne, il ne joue pas sur la corde sensible et permet de prendre en compte le statut des ouvriers de manière objective et non subjective. L’exploitation réservée à ces immigrés est montrée dans toute sa dimension d’inexorabilité liée à la loi du marché, celle du profit. La force du film de Loach est de ne pas juger la jeune patronne qui, bien qu’agissant de manière odieuse avec les ouvriers, n’en est pas moins humaine et attachante par certains côtés. La patronne n’est pas une richissime femme d’affaires. Elle peine pour y arriver mais accepte de jouer le jeu du système capitaliste et en cela, elle doit appliquer les règles du jeu. Nul machiavélisme là-dedans, juste une loi implacable.

Le style de Ken Loach est magnifique, simple, approprié. Pas d’effets superflus, pas d’esbroufe. Merci Ken Loach pour tous vos beaux films qui nous donnent de l’espoir.

M. Gasqui

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27 décembre, 2007

JE SUIS UNE LEGENDE

Classé sous Sorties cine — Migas @ 23:47

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JE SUIS UNE LEGENDE **

Réalisé par Francis Lawrence

Avec Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan

 

Will Smith interprète le rôle du dernier homme sur la Terre : lourde responsabilité qu’il assume avec brio. Ce film de science fiction est à ranger dans la catégorie « survival », aux côtés de films comme « Assaut » de Carpenter, les « Zombies » de Roméro et le second Mad Max.

Dans des décors apocalyptiques saisissants – il n’est pas facile de renouveler le genre -, se déroule une histoire solide qui nous tient en haleine. La seule faiblesse du film est le final ! Un final bien conventionnel, dans la lignée de Mad Max 2, qui n’apporte rien à l’histoire. Une fin désespérante aurait été plus conforme au scénario ou alors, il aurait fallu tout le talent d’un Paul Verhoeven pour imposer un happy end plausible (je pense notamment au formidable  »Starship troopers »).

Il reste un bon film de science fiction, idéal, pour passer une bonne soirée entre amis.

 

 

18 novembre, 2007

NOCTURNA

Classé sous animation,Sorties cine — Migas @ 12:11

NOCTURNA °

Film d’animation réalisé par : Victor Maldonado, Adrian Garcia

 

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J’ai vu ce film, en avant-première, au cinéma des cinéastes, Place Clichy et après la projection, je me suis dit que je n’en parlerai pas. Je n’ai pas aimé et  par respect pour l’énorme travail demandé par la réalisation d’un film d’animation, j’ai pensé qu’il valait mieux garder le silence, dans ces cas là. Aujourd’hui que Nocturna est sur les écrans, je dois dire que le concensus dans l’accueil bienveillant accordé à la sortie du dessin animé me met de mauvaise humeur.
Ce film qui  lorgne du côté de Tim Burton et de Paul Grimault est un ratage complet. Le scénario, confus à souhait laisse deviner de longues heures de discussions laborieuses  – au moment de la construction du scénario – pour essayer de raccrocher les idées saugrenues les unes aux autres. Aucune poésie là-dedans, aucune fantaisie non plus mais j’y décèlerais une approche quelque peu méprisante de l’enfance. Cette approche est encore plus nette quand on se penche sur les dialogues. Nous sommes évidemment aux antipodes des textes de Prévert ! Là, on se rapproche d’une version, démagogique, du langage courant avec quelques parenthèses sensées nous offrir un peu de poésie… de pacotille.
Pour achever !, je dirai que les images sont médiocres, que les personnages, boursoufflés, sont laids et que le comble du mauvais goût est représenté par des étoiles – qui devraient sans doute nous émouvoir – dont l’esthétique « de série Z » laisse pantois !
Un film à éviter ou plutôt, évitez de le monter à vos enfants !

Michel

 

11 novembre, 2007

99 F.

Classé sous Sorties cine — Migas @ 21:42

99 Francs **
De Jan kounen

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On reproche parfois à ce film d’offrir une vision caricaturale du monde de la publicité. Et alors ! Reproche-t-on à Reiser ses excès ? Ce serait ne rien comprendre  à son talent ni au genre. Pour quelle raison le cinéma ne pourrait-il donner naissance à des oeuvres caricaturales ? La caricature permet, telle la propagande, de mettre le doigt dans les rouages sensibles de la société. Elle n’explique pas, elle dénonce et c’est très bien ainsi !

99 F., comme l’annonce son réalisateur talentueux n’est pas un chef-d’oeuvre ni une oeuvre majeur mais je dirais que c’est un film excellent, bourré d’idées, de trouvailles, de trucages (c’est volontairement que j’utilise ce mot, estimant que nous devons faire la différence avec les effets spéciaux !). La « trituration » de l’image est liée au sujet et s’avère très judicieuse. La publicité est malmenée et c’est tant mieux.

Les acteurs sont excellents, les images sont superbes, le scénario compte peut-être quelques faiblesses (au niveau du rythme et de la vraissemblance !). La surprise pour le spectateur est constante et la fin du film, hommage évident au Brazil de Gilliam est magnifique.

En lien à cet article, je prends plaisir à vous proposer une vidéo d’un excellent court- métrage de Jan Kounen : « Gisèle Kérozène » (grand prix du festival d’Avoriaz en 1989).

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27 octobre, 2007

Jours d’hiver

Classé sous animation,Sorties cine — Migas @ 19:57

JOURS D’HIVER ****
Kawamoto Kihachiro

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Ce film d’animation est une oeuvre collective : elle rassemble 36 très courts films d’animation réalisés par 30 artistes différents dans des techniques aussi diverses que la marionnette animée, les ombres chinoises, l’ordinateur, le pastel animé, la peinture sur verre, l’écran d’épingles etc.

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Nous retrouvons des noms aussi prestigieux que Youri Norstein, Raoul servais, Alexandre Petrov et des animateurs japonais que je ne connais pas mais dont le talent immense se révèle ici avec clarté.

Le scénario du film relève pour nous de l’étrangeté. En effet, il s’agit d’un renku, série de Haikus poèmes japonais aujourd’hui connus des occidentaux, reliés les uns aux autres à la manière des cadavres exquis des surréalistes.

Les films naviguent entre le burlesque et une beauté poétique époustouflante, d’où une fascination por les images animées qui caressent nos sens.

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L’oeuvre est suivie d’un documentaire sur les cinéastes qui ont participé à cette belle entreprise collective. Le « commentaire » est tout à fait intéressant mais je regrette qu’il soit ainsi accolé à l’oeuvre qui méritait bien d’être isolée. Un entracte aurait été le bienvenu !

A voir absolument, n’en déplaise aux « Cahiers du cinéma ».
Michel

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18743634&cfilm=55363.html

Sicko

Classé sous Sorties cine — Migas @ 19:45

SICKO***
de Michael Moore

Michael Moore est un grand manipulateur d’images mais il s’agit là, de ma part, d’un compliment. Sorte de Robin des bois des cinéastes, il s’acharne à défendre les pauvres et les déhérités à moins que ce ne soient, les damnés de la terre !?
Chacun de ses films est un « film de propagande », chargé de défendre une cause, de dénoncer une situation scandaleuse. Pour effectuer sa démonstration, il utilise toutes les ressources filmiques possibles : extraits d’actualités, extraits de films de fictions hors contexte, interviews, « performances de prises de vues provocatrices » et, en grand alchimiste de l’image, il monte ses images avec une maîtrise formidable. Car Michael Moore est avant tout un excellent cinéaste.
Le thème de Sicko c’est la mainmise des grandes sociétés d’assurance sur le système de santé américain, des sociétés dont l’unique objectif est de faire un maximum de bénéfices, donc de dispenser un minimum de soins médicaux. Le moment fort du film, le plus provocateur, est celui ou Michel Moore tente de faire soigner des anciens aides bénévoles du 11 septembre 2001 – atteints de graves troubles respiratoires notamment  – auprès des médecins chargés de soigner, gratuitement, les criminels d’Al Qaïda emprisonnés à Guantanamo, réputés pour être les meilleurs médecins des USA. Après l’échec de sa tentative, les malades sont accueillis à bras ouverts par les médecins cubains qui leur dispensent des soins auxquels ils n’ont jamais eu droit dans leur propre pays. Le comble de la honte…

Chaque film de Michael Moore représente un peu d’espoir dans un monde désespérant.

Michel

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