Cinéscopie

14 octobre, 2011

REBELOTE

Classé sous Reprises cine — Migas @ 19:38

REBELOTE **

Un film de Jacques Richard (tourné en 1982), cinéaste que je ne connaissais pas encore hier.
Je suis bien heureux d’avoir fait sa connaissance à travers ce long métrage déjanté, muet, en noir et blanc et avec un jean-Pierre Léaud extraordinaire en rockeur.

On dirait aujourd’hui qu’il s’agit d’un film « barré », « Space » ou plus vulgairement « culte ».

Le cinéaste réalise un hommage génial au temps du cinéma muet. Les codes sont respectés, les images superbes et l’histoire loufoque navigue dans les récits populaires entre le mélo et le burlesque. C’est bien là que l’on voit qu’il existe un cinéma français inventif et réellement créatif.

Une pléïade d’acteurs (disparus pour certains d’entre-eux) apparaissent à l’écran ainsi que le véritable rockeur Vince Taylor.

Mon plaisir fut grand et je me procurai le DVD du film à la sortie du cinoche. Pas n’importe quel cinoche puisqu’il s’agit du « Desperado », nouveau nom de l’Action écoles, récemment acquis par Jean-Pierre Mocky.

M.G.
Vu au Desperado et en 35 mm.

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Le Desperado :
23, rue des Ecoles, 75005 Paris
T. : +33.(0)1.43.25.72.07

26 janvier, 2009

Symphonie magique

Classé sous animation,Reprises cine — Migas @ 20:26

CINEMA 93 nous a proposé un programme signé :

JOHN HALASavec 6 courts métrages d’animations produits par John Halas.
Sur ces 6 films, il y a trois perles rares :

Snip an Snap, Top Dogs (6 mn, 1960)
L’histoire d’un jeune chien qui va découvrir les plaisirs d’un concours de beauté canine. Des personnages découpés dans du papier plié pour simuler le volume (rappel de l’origami japonais(e?)) ont animés dans des décors réels. Les images sont en noir & blanc et de toute beauté. Un bijou d’animation de volume.

Symphony Orchestra (8 mn, 1964)
Musiques classiques interprétées par des musiciens qui effectuent des démonstrations/gags liés à leurs différents instruments. De l’humour à l’anglaise dans un décor stylisé manière « 60″. Jouissif !


Butterfly Ball (4 mn, 1974)
Fabuleux dessin animé psychédélique. Les images et les couleurs sont merveilleuses ! On est dans l’esprit des Beatles mais à leurs côtés ! Un « grand pied » !


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Les 6 films de la Symphonie magique sont issus de la collection de films Halas and Batchelor. La société Halas and Batchelor Cartoons Films fut créée en Angleterre en 1940 et produisit environ 2000 films en 50 ans : documentaires, séries TV, expérimental, courts métrages d’animation…
En 1954, Animal Farm, adapté du livre de GeorgeOrwell, est le premier long métrage réalisé par le studio. La collaboration entre John Halas et Joy Batchelor permit l’éclosion de nombreux artistes de l’animation. (Cinéma 93)

9 janvier, 2009

Merci Monsieur Newman

Classé sous Reprises cine — Migas @ 19:47

De l’influence des rayons gamma

sur le comportement des marguerites

USA, 1972

Réalisation : Paul Newman

Interprétation : Joanne Woodward , Nell Potts, Roberta Wallach, Judith Lowry

Paul Newman ne s’est pas contenté d’être un acteur extraordinaire et un homme magnifique.

Il fut aussi un grand réalisateur, sensible et fin.

Une mère et ses deux filles vivent ensemble une histoire à 3 depuis le départ du père.

La mère, Béatrice, interprétée magistralement par Joanne Woodward fait ce qu’elle peut pour rendre le quotidien acceptable.

Elle est quelques fois submergée par elle même et cette réalité si difficile.

Borderline, elle basculera.

Les filles,17 ans et 13 ans, font aussi ce qu’elles peuvent face à cette mère aimante mais différente, maladroite.

L’ainée, Ruth, en révolte, est envahie par « ses crises » et ses transformations.

La plus jeune, Mathilda, a trouvé dans les sciences une façon de sublimer ce mal être.

(« De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites », une expérience qu’elle mènera avec brio !)

Ces trois  actrices débordent  de vérité, d’émotion et de sentiments contraires.

Leur quotidien est décrit avec pudeur et bienveillance.

Les dialogues sont plein de philosophie et d’humanité.

.

Après moult épreuves, Mathilda, si lucide du haut de ses 13 ans, aura ces mots sublimes en guise de conclusion :

« Non maman, je ne suis pas d’accord : la vie n’est pas détestable. » 

Sylvie Stammler

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30 décembre, 2008

Lola Montes version restaurée

Classé sous Reprises cine — Migas @ 21:45

LOLA MONTES ****

Un film de Max Ophuls (1955) tourné en Cinémascope et enEastmancolor.
Avec Martine Carol, Peter Ustinov…

La nouvelle restauration de la Cinémathèque française et des Films du jeudi a été présentée en avant première mondiale au 61 ème festival de Cannes. Le film est projeté aujourd’hui dans plusieurs grande ville française en 35 mm ou en numérique.


J’ai choisi le 35 mm au Reflet Médicis, 3 rue Champollion dans le Vème arrondissement parisien.

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Ce film est une merveille, une histoire d’amour déchirante et un portrait de femme exceptionnelle, dans la lignée de Loulou. Certes, Martine Carol n’est pas Louise Brooks mais ele est formidable dans ce rôle de femme qui aura été autant aimée et incomprise, à l’instar de Loulou. Tous les hommes sont tombés à ses pieds avec l’égoîsme des enfants qui veulent tout et sont incapables de donner, de comprendre l’autre, pourtant aimé, mais mal aimé. Martine Carol me rappelle un peu l’Arletty des « Enfants du paradis » qui à la question de Pierre Brasseur « M’aimez-vous un peu ? » répond « Oh moi… j’aime tout le monde ». Peter Ustinov est lui aussi impressionnant dans ce personnage hors norme qui utilise Lola mais l’aime sincèrement. Il ne vit pas mais vend du rêve, de la vie scandaleuse, de la vie tout court à ceux qui n’y connaissent rien.

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Les images sont somptueuses, les couleurs extraordinaires et la musique romantique à souhait. Courrez voir ou revoir ce chef d’oeuvre de Max Ophuls.

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9 avril, 2008

Le Roi et l’Oiseau

Classé sous animation,Reprises cine — Migas @ 22:43

LE ROI ET L’OISEAU ****
De Paul Grimault

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Le dessin animé de Paul Grimault est un chef-d’oeuvre. D’autres s’en sont déjà aperçus. Je l’ai vu récemment dans une copie neuve restaurée, grâce au dispositif « Ecole et cinéma ». De nombreux enfants ont ainsi pu, eux aussi bénéficier de ce privilège.

Le Roi et l’Oiseau est une pure merveille, un bijou. Tout, dans ce film, est remarquable : la musique magnifique de Wojciech Kilar, les dessins superbes  et inégalés de Grimault, les dialogues brillants de Jacques Prévert etc.

L’animation, dont on parle rarement dans les films d’animation (justement) est extraordinaire. Très éloignée de celle des studios Disney, sa fluidité nous ramène vers la chorégraphie. Il s’agit là d’une spécificité de l’artiste.

Les voix qui doublent les personnages sont formidables et nous retrouvons avec un immense plaisir  Raymond Bussière, Hubert Deschamps, Roger Blin, Claude Piéplu et les autres…

Avec ce dessin animé, nous sommes dans la lignée des films dits « réalistes poétiques » de la « bande » à Prévert. S’il y a bien une particularité, une richesse incroyable du cinéma français, c’est dans cette école qui loin de se cantonner au septième art, représente tout simplement un des plus importants mouvements de la culture française.

Voir « Le Roi et l’oiseau » dans une copie 35 mm restaurée, sur grand écran, est aujourd’hui un plaisir inégalable.

30 octobre, 2007

L’Argent de poche

Classé sous Reprises cine — Migas @ 10:09

L’ARGENT DE POCHE ***
De François Truffaut
1976

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L’argent de poche c’est celui que l’on donne aux enfants, c’est celui que l’on gagne en effectuant des petits travaux, c’est celui que l’on se procure par des petits traffics, que l’on trouve où que l’on vole quand on n’en a pas. L’argent de poche, c’est celui qui va permettre aux enfants d’aller au cinéma, à Patrick d’acheter des roses pour madame Riffle etc.
L’argent de poche, c’est un petit pas vers la liberté des enfants ou un petit pas en direction du monde des adultes.

J’ai revu ce film, sur grand écran, dans le cadre du dispositif « école et cinéma ». Il « fonctionne » à merveille, le public enfantin est conquis, les adultes aussi.
La structure du film qui fait s’entrecroiser de multiples histoires anecdotiques ou sérieuses, drôles et dramatiques est la meilleure représentation de la vie, le lien étant la générosité et la sensibilité du réalisateur.

Le travail de François Truffaut fait constamment référence à Alfred Hitchcock, le maître du suspens, pour un film qui n’a rien d’un « policier ». La meilleure démonstration étant sans doute la scène où le petit Grégory tombe de la fenêtre de son appartement. La situation dramatique est amenée doucement logiquement et la tension monte peu à peu sur un moment parsemé d’indices inquiétants.

A noter :
. La  très belle musique de Maurice Jaubert est utilisée merveilleusement et de manière très respectueuse par François Truffaut.
. Toujours à la manière d’Hitchcock, Truffaut apparaît furtivement au début du film.
. Eva Truffaut, la fille du réalisateur tient un petit rôle : une des deux copines, dans la salle de cinéma.

L’Argent de poche : un film à redécouvrir, sur grand écran.

Michel

Ciné.trucs : une page « école et cinéma » à consulter :

http://www.gros-plan.org/cine_trucs/archives/L’argent_de_poche/argent_poche.htm

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20 octobre, 2007

Films pour jeune public (et les autres)

Classé sous animation,Reprises cine — Migas @ 20:08

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LE DIRIGEABLE VOLE  ****
Karel Zeman
1967

Encore un petit chef d’oeuvre du grand cinéaste tchèque Karel Zeman. C’est toujours une chance exceptionnelle de pouvoir voir ou revoir ces films sur grand écran et dans des copies impeccables.
Le Dirigeable volé est tiré du roman de Jules Vernes « Deux ans de vacances ». Cinq jeunes garçons, à l’occasion d’une exposition sur la technique, en 1891 à Prague, montent dans un dirigeable et s’envolent pour une aventure fantastique pleine d’humour. Pour la fraicheur et l’invention, nous sommes dans du Méliès – paternité dont se revendiquait volontiers Karel Zeman -, pour l’aventure et le goût des inventions, Jules vernes est respecté. L’humour omni présent me semble caractéristique d’un humour tchèque dans la lignée du brave soldat Chveik. L’esthétique du film est splendide, dans le style des « Aventures fantastiques » – images « vivantes » alliées aux gravures que l’on trouve dans les éditions Hetzel. Le film n’est pas en noir et blanc, ce qui ne signifie pas qu’il est en couleur – dans le sens habituel-, mais qu’il est avec des couleurs, avec des teintures, avec des couleurs apposées comme on procédait au temps des films muets : coloriage au pinceau ou au pochoir et teintures appliquées sur la pellicule.
Le dirigeable volé est un petit bijou une émeraude qu’ apparemment tout le monde n’est pas capable d’apprécier comme ce gros beauf en sortant du cinéma qui se vantait d’avoir bien dormi ! Je lui ai répondu !

Michel !

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