Cinéscopie

21 mars, 2014

The Grand Budapest Hotel

Classé sous Non classé,Sorties cine — Migas @ 10:42

The Grand Budapest Hotel ****
est le dernier film de Wes Anderson.

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Pour résumer ce que j’en pense, exercice parfaitement impossible, je dirais qu’il s’agit des aventures de Tintin au pays de Guy Maddin ! Nous avons à faire à des personnages étranges mais simples dans leur comportement, sans aucune psychologie. Et puis il y a les gentils et les franchement méchants.
Mais quand on y regarde de plus près, le film d’Andersen est une sorte de mélo loufoque avec des marionnettes qui vivent ou ont vécu des situations dramatiques.
Après avoir vu « The Grand Budapest Hotel », on sort de la salle émerveillé tant le spectacle auquel on a assisté est riche en émotions, intelligent et  magnifique par son esthétique. Ce qui fascine en premier dans les films de Wes Anderson, et dans celui-ci tout particulièrement, c’est la composition des images qui apparente le réalisateur à un collectionneur méticuleux, ordonné, maniaque à l’extrême !
Wes Anderson est le roi de la symétrie et de l’ordonnancement des personnages et des choses à l’intérieur de l’image. On a envie de dire : « Chaque chose a sa place et pas une autre ! ».

Dans la médiocrité de la production cinématographique ambiante, Wes Anderson pourrait presque nous faire croire que le cinéma n’est pas mort !

Merci cher « Maître » !

 

The Grand Budapest Hotel

13 décembre, 2013

FESTIVAL CINE-JUNIOR 24

Classé sous Non classé — Migas @ 9:35

Nous sommes heureux de vous annoncer la 24ème édition du Festival CINE-JUNIOR.

Dossier de presse : fichier pdf CineJunior2014-DossierDePresse


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21 novembre, 2013

Kodachrome

Classé sous Non classé — Migas @ 11:25

Kodak 1922 Kodachrome Film Test : hommage rendu par Kodak à sa merveilleuse pellicule !

Image de prévisualisation YouTube

26 octobre, 2013

Blue Jasmine

Classé sous Non classé — Migas @ 12:32

BLUE JASMINE **

Le dernier « Woody Allen » est un « Woody Allen », un peu plus amer que d’autres, peut-être, mais toujours dans le sillage (si on peut dire ainsi…) d’Ingmar Bergman, des films intimistes et psychologiques.
Il s’agit de deux formidables portraits de femmes campées par les non moins formidables Cate Blanchett et Sally Hawkins. Le personnage de Jasmine en femme brisée qui tente désespérément de conserver son statut social et par là sa raison d’être est poignant même si cette bourgeoise nous agace par son égocentrisme.

Blue Jasmine est un film réussi mais ces « Woody Allen »  ne m’ont jamais autant intéressé que Bananas ou Take the money and run et cela malgré leurs défauts.

Je tiens encore Zelig et La Rose pourpre du Caire pour ses chefs d’oeuvre.
(M.G.)

 

Blue Jasmine : Photo Andrew Dice Clay, Cate Blanchett, Sally Hawkins

1 septembre, 2013

Les Films de ma collection (5)

Classé sous Non classé — Migas @ 18:29

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films burlesques

Les Films de ma collection (5) aasen10

Copie 16 mm de :
WHY WORRY ? (en Français : Faut pas s’en faire)
Réalisation : Fred C. Newmeyer et Sam Taylor
Scénario : Sam Taylor, Ted Wilde et Tim Whelan
Opérateur : Walter Lundin
Interprètes : Harold Lloyd (Harold Van Pelham), Jobyna Ralstom (sa secrétaire), John Aasen (Colosso), Leo White (Le lieutenant), Wallace Howe (M. Pipps, le valet), James Mason (Jim Blake, le renégat)…

Scénario : Harold Van Pelham, riche américain est un hypocondriaque égoïste qui décide de partir se reposer sur l’île Paradisio en Amérique du Sud. Il emmène avec lui son valet, sa nurse et ses pilules. Mais le pays est confronté à une révolution. Harold ne s’en rend pas compte de suite, ce qui donne lieu à une série de quiproquos. En prison il fait la connaissance du géant Colosso affaibli par une sérieuse rage de dents. Tous deux s’évadent et Harold débarrasse Colosso de sa dent gâtée. A partir de ce moment, le géant lui voue un dévouement total. Ils vainquent les méchants et Harold se rend compte qu’il est amoureux de sa jolie nurse et que ses pilules ne lui sont plus nécessaires.

Curieusement, le personnage de Harold Van Pelham n’est pas très sympathique, surtout au début, et on a quelques difficultés à rire de ses caprices. Ensuite, son insouciance et sa naïveté rattrapent la situation. John Aasen (le géant Colosso – il mesurait 2,50 m) a un rôle primordial dans Why Worry ? Il apparaît comme personnage clef du film mais il est aussi élément de décor et « accessoire » pour Harold qui « joue » avec sa carcasse comme avec un meuble. Le rythme ne cesse de s’accélérer jusqu’à la victoire finale et le film s’avère très drôle. La très jolie Jobyna Ralstom remplace Midred Davis qui abandonne sa carrière d’actrice pour devenir Madame Lloyd (elle le restera jusqu’à sa mort, en 1969).

M.G.

Georges D’Acunto a écrit un très intéressant article sur Why Worry ? publié dans le numéro 4 de Cinéscopie (Décembre 2006).

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13 juin, 2013

La Lettre de l’AFC

Classé sous Non classé — Migas @ 14:58

LA LETTRE N°232 (JUIN 2013)
DE L’AFC

Nous offre, entre autres, un très intéressant entretien avec Jean-René Failliot, directeur technique d’Ariane Gulliver, et par ailleurs dénonce les conditions de travail déplorables qui furent imposées aux techniciens sur le tournage de  « La Vie d’Adèle » d’Abdellatif Kechiche, Palme d’or du dernier Festival de Cannes.

A lire : fichier pdf lettre_232

La Lettre de l'AFC afc

 http://www.afcinema.com/

Information récupérée sur le forum de : http://www.projectionniste.net/

 

 

27 mars, 2013

Découvertes

Classé sous Non classé — Migas @ 19:48

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Vu, sur le Net, un très intéressant site sur le cinéma anglo-saxon  :
LE DICTIONNAIRE CRITIQUE DU CINEMA ANGLO-SAXON

« Je n’ai rien compris à ce film. Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer de quoi il retourne ? Cette complainte des salles obscures est à l’origine du Dictionnaire critique du Cinéma Anglo-Saxon. A force de l’entendre, l’auteur de cet ouvrage analytique est en effet arrivé à la conclusion que les observateurs autorisés, en dépit de leurs louables efforts, ne permettaient pas à bon nombre de spectateurs de savourer les œuvres des plus grands auteurs. Comment pénétrer dans l’univers d’un génie quand on n’en possède pas la clef ? Une grille de lecture vous manque et tout est dépeuplé. John Ford est rabaissé au rang de faiseur de westerns, Steven Spielberg devient un simple amuseur public, Martin Scorsese n’est plus qu’un expert de la Mafia Italo-Américaine et Stanley Kubrick doit se contenter du statut, à la fois enviable et dérisoire, de Maître formaliste. … »

Jean-Philippe Costes

http://cinema-anglo-saxon.fr/

7 février, 2013

BLANCANIEVES

Classé sous Non classé — Migas @ 10:58
BLANCANIEVES**** 

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Blancanieves est un film rare, de ceux qui vous rendent heureux à la sortie du cinéma.

C’est un mélo flamboyant, surprenant, émouvant et amusant qui nous fait rire, pleurer et nous émerveille.

Blancanieves est un hommage au cinéma des années 1920. Il est muet, en noir et blanc et dans le format « carré » de l’époque. Le réalisateur, Pablo Berger[1], emploie les codes propres à ce cinéma avec la richesse expressive qui lui est propre. Il utilise les gros et même très gros plans des personnages ; il compose des plans d’ensemble construits à la manière des grands photographes des années 1920/1930 ; il emploie des effets comme la surimpression, le fondu au noir mais évite la fermeture d’iris. Les mouvements de caméras sont virtuoses et intégrés dans un montage qui devient nerveux pour l’occasion. Les images en noir et blanc de Kiko de la Rica[2]
sont sublimes. Quelques plans sont tout simplement magnifiques comme le raccourci où Carmencita enfant, en ombre derrière des draps qui flottent au vent, devient Carmen adulte.

L’histoire du film est celle du conte des frères Grimm intelligemment adaptée au monde de la tauromachie dans le sud de l’Espagne des années 1920. Cependant, Blancanieves n’est pas un conte pour enfants mais une histoire populaire mélodramatique que l’on pourrait affilier à « Freaks » « La Strada » ou encore « Elephant Man ». Malgré les éléments conventionnels qui constituent la trame du film - l’accident invalidant du père, la mort de la mère, celui de la grand-mère, la méchante marâtre orgueilleuse, l’assassinat du père, la tentative d’assassinat sur l’héroïne etc. -, celui-ci ne tombe pas dans le ridicule ni dans la facilité.

Les thèmes abordés – l’amour, le courage, la fierté, la générosité nous emportent. Les sept pêchés capitaux sont commis par la marâtre et présents à un moindre degré chez le chef des nains. Il s’agit bien d’une œuvre espagnole !

Les deux actrices qui incarnent Blancanieves/Carmen – Sofía Oria pour Carmencita et Macarena García pour Carmen – sont éblouissantes autant pas leur jeu d’actrice que par leur beauté à laquelle les images de Kiko
de la Rica  rendent un bel hommage. Tous les autres acteurs sont épatants et les « trognes » des figurants
semblent tout droit sorties d’un film de Luis Buñuel.

La musique de Blancanieves est d’Alfonso de Vilallonga. Elle est un élément fondamental du film, indissociable des images. Les mélodies sont tour à tour envoûtantes, dramatiques, dansantes ou amusantes. On retrouve ici l’accord parfait qui réunissait Eisenstein et Prokofiev, Kurt Weil et Bertold Brecht ou encore Jean Vigo et Maurice Jaubert.


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Le film a été réalisé en 35 mm.
Apparemment, certaines séances, en Espagne, ont été données sous forme de ciné-concerts et on peut  regretter de ne pouvoir le découvrir qu’en projection numérique.

Vu à l’Escurial (Paris, le 05/02/2013)
Michel Gasqui


[1] Blancanieves est le second long métrage de Pablo
Berger qui réalisa en 2003, Torremolinos 73.

[2] Kiko de la Rica réalisa l’image du splendide
« Balada Triste » d’Álex de la Iglesia en 2011.

18 septembre, 2012

Le Cinéma Argentique n’est pas mort

Classé sous Non classé — Migas @ 13:31

Du nouveau de l’Abominable !

L'Abominable

Le samedi 29 septembre, à l’occasion de notre journée Portes ouvertes, venez nous rencontrer et découvrir L’Abominable, avant une soirée de projections au cinéma L’Etoile de La Courneuve.
Nous nous retrouverons ensuite pendant l’automne dans différents lieux de la Seine-Saint-Denis, où vous pourrez découvrir un aperçu de ce qui a été réalisé à L’Abominable ces dernières années.
A l’heure où les projecteurs 35 mm sont mis à la benne par centaines (on s’en mordra les doigts) et que l’industrie de la post-production argentique part à vau-l’eau, il est vital pour la création cinématographique de pouvoir continuer à produire et diffuser des films sur pellicule. Cette programmation de films et de performances  témoigne de la richesse et de l’importance de cette fabrication.
Merci à tous les lieux qui nous accueillent pour ces rendez-vous de cinéma : Les Rencontres du Cinéma Documentaire au Mélies à Montreuil (lundi 8 octobre), Les Instants Chavirés à Montreuil (mardi 6 novembre), l’Espace Khiasma aux Lilas (jeudi 22 novembre) et le Théâtre de l’Echangeur à Bagnolet (lundi 26 novembre).

Téléchargez le programme complet en pdf

Programmation réalisée avec le soutien de

logo SSD

PORTES OUVERTES

Samedi 29 septembre de 14h à 20h
entrée libre
L’Abominable
30 rue de Genève, 93 120 La Courneuve
RER B / La Courneuve-Aubervilliers
Tel : 01 82 02 62 72

Téléchargez le plan d’accès

Venez visiter nos locaux et nos installations, nous rencontrer et partager un verre… Dans les anciennes Cuisines Scolaires de la ville, nous avons installé développeuses et tireuses, chambre noire, banc-titre, salles de montage, passages depuis et vers le numérique, tous les outils (certains devenus rares !) pour travailler le support film, que nous mettons à disposition de nos adhérents pour produire. A intervalle régulier, tout au long de l’après-midi, nous projetterons quelques films qui ont été réalisés dans notre atelier.

in arbeit

CINEMA L’ETOILE

samedi 29 septembre à 20h30
entrée libre1 allée du Progrès
93 120 La Courneuve

En clôture des Portes ouvertes, le cinéma L’Etoile nous accueille le temps d’une soirée. Elle débutera par le premier épisode, consacré à L’Abominable, d’une série documentaire sur les espaces collectifs de travail et se poursuivra avec quatre films réalisés dans notre laboratoire, s’appropriant chacun à sa manière les principes techniques du cinéma afin d’en explorer les possibilités.

inarbeit in arbeit (en construction) – épisode 1 de Minze Tummescheit et Arne Hector, vidéo, 45’, 2012

Premier épisode d’une série d’entretiens  sur la question du sens de nos activités, tournée dans différents lieux en Europe. Cette série interroge la conception traditionnelle du travail et montre des biais coopératifs entre contrainte et sens.

Le granier Le granier, version II, d’Olivier Fouchard, 35 mm, 17’, 2009

Cette nouvelle version du film LE GRANIER a été réalisée par montage des chutes de la première version (LE GRANIER, PAYSAGE ETUDE N°1). Certaines séquences de ces deux versions ont été grattées et teintées sur la pellicule cinématographique elle-même, d’autres séquences développées à la main et révélées au pinceau en lumière inactinique. Enfin le négatif teinté à la main à l’aide du procédé Jaffeux fut inversé en positif.

inter (I)nter de Marie-Odile Sambourg, 35 mm, 1’, 2011

Ce film très court, peint à la main, se présente sous la forme d’un poème de pures couleurs, exclusivement visuel et muet. « Peindre une succession d’images sur le support cinématographique est pour moi un moyen d’approcher la lumière, la couleur, la forme, le mouvement, le rythme autrement que sur la toile ou le papier. »


restela Reste-là de Frédéric Tachou, 35 mm, 12’, 2006

Film tourné avec un système de caches contre-caches. « Une nuit, j’ai rêvé de mon père. Je voyais une maison familière dont l’unité architecturale et spatiale était disloquée au profit d’un assemblage discontinu de pièces, d’ouvertures et de volumes. Le film montre ces espaces du dedans, hantés par la présence de celui qui venait de mourir. »

pvi Parties visible et invisible d’un ensemble sous tension d’Emmanuel Lefrant, 35mm, 7’, 2009

Afrique, 2003 : mécanismes de la mémoire et du souvenir. « J’ai filmé un paysage de brousse, et enterré simultanément un ruban de film à l’endroit même où ce plan a été filmé: l’émulsion, victime de l’érosion, est ainsi sujette à une dégradation biochimique. »

logo l'abo

28 mai, 2012

Matins calmes à Séoul

Classé sous Non classé — Migas @ 10:38

« The Day he arrives » (Matins calmes à Séoul)
(2011) noir et blanc (1h30), du Sud-Coréen Hong Sang-Soo

Charme de la Nouvelle Vague sud asiatique

 

Par un matin froid d’hiver , Seongjun (Yu Junsang) arrive à Séoul (Corée Sud) afin de rencontrer son ami Youngho, critique de cinéma. Exilé en province où il enseigne en Faculté, Seongjun, ancien réalisateur en rupture de ban, ne parvenant pas à joindre Youngho au téléphone, flâne dans un des quartiers-nord de la capitale où, après une rencontre fortuite avec une comédienne qui le reconnaît mais l’ennuie, et une soirée très arrosée d’alcool de riz avec des étudiants en cinéma croisés par hasard, il renoue pour quelques heures avec son ex-petite amie Kyungjin. Ces deux-là se séparent sur une promesse, celle de ne plus se revoir.

Après avoir arpenté, sous les premières neiges, les rues pentues du quartier où il va de nouveau croiser la comédienne qui enseigne singulièrement aux étudiants de cinéma avec lesquels il a passé en partie sa première soirée à Séoul, il parvient enfin à joindre Youngho. A leur rendez-vous dans un restaurant-bar désert du quartier, ce dernier lui présente Boran, une jolie brune dont il est amoureux et qui connaît les œuvres de Seongjun.  Entre alcool, cigarettes et conversations animées, la séduisante et étrange patronne du bar arrive, vite invitée par le trio. Seongjun en tombe amoureux. La nuit suivante, comme calquée sur la précédente, il partagera quelques heures d’intimité avec elle avant de la quitter sur les mêmes mots employés avec son ex-maîtresse.

Tourné en une semaine et en totale improvisation quotidienne, « Matins Calmes à Séoul » présenté à Cannes 2011 (Prix « Un Certain Regard ») possède le charme de la Nouvelle Vague asiatique dont Hong San-Soo fait partie, l’emploi du noir-et-blanc accentuant cet attrait. Présent en sélection à Cannes 2012 avec « In Another Country » et Isabelle Huppert, Hong Sang-Soo, a présenté 7 œuvres à Cannes (sur 13 films réalisés, dont « La Femme est l’avenir de l’homme », « Les Femmes de mes amis ») où il fait preuve de maîtrise dans l’art des rencontres fortuites ou volontaires et toujours répétitives, entre des mêmes personnages, dans un même lieu et dans les mêmes temps.

Jacqueline Gamblin

Matins calmes à Séoul photo1851581

The Day he arrives (Trailer)

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