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6 juillet, 2013

Les Films de ma collection (3)

Classé sous Films de ma collection — Migas @ 5:57

LES FILMS DE MA COLLECTION
Les films documentaires

Les Films de ma collection (3) dans Films de ma collection images

Une copie super 8 mm de :

A propos de Nice (1930)

de Jean Vigo (1905 – 1934) : tout ceci à propos d’une ville, de ceux qui s’y trouvent et particulièrement de ceux qui y paradent, y déambulent, y paressent. Aujourd’hui, il faut faire un effort intellectuel pour regarder un film muet et il faut en faire un supplémentaire pour accéder aux tentatives de Cinéma/Vérité et autre Ciné/Œil tant ces formes d’expression se sont éloignées de nous.
Cinéma/Vérité… Ciné/Œil… ne riment pas avec objectivité, bien entendu et il faudrait être bien sot comme ceux qui se scandalisent de l’existence du cinéma de propagande pour croire que le cinéma pourrait distiller une once de réalité. Par contre, on peut s’amuser à constater, dans A propos de Nice, la présence aux côtés de jean Vigo de Boris Kaufman, le frère de Dziga Vertov. Il est l’auteur des images et l’on comprend un peu mieux, dès lors, la sensation d’être dans une autre « vision du monde ».

Bien que la forme ne soit pas la même, ni les références artistiques, je « rangerais » volontiers A propos de Nice avec Le Chien andalou. L’anarchisme naïf de Vigo rejoint le surréalisme « primaire » de Buñuel et Dali. La Dérision, l’Insolence et la Provocation constituent la sainte trinité, grande inspiratrice des cinéastes. A la vision du film de Vigo, j’ai eu le plaisir de découvrir une œuvre belle et forte, moins forte cependant qu’auraient pu laisser supposer ses ambitions et l’idée de Cinéma social lancée par Jean Vigo ne fut à mon sens qu’effleurée. Plus que l’image de la jeune femme en chaise longue qui change « magiquement » de costume jusqu’à la nudité, c’est la scène répétée des « danseuses frénétiques » qui m’a paru la plus envoûtante ou encore la vision de ces piétons qui se protègent du soleil avec un couvercle de poubelle sur la tête et l’on ne sait plus s’il s’agit d’un geste incongru
capturé par la caméra ou d’une fantaisie mise en scène par le réalisateur.

Pas de scénario pour A propos de Nice mais un schéma mis au point par Vigo et Kaufman :

  1. Nice est surtout une ville qui vit du jeu.
  2. Tout y est fait en fonction de l’étranger : 1. Les grands hôtels etc. ; 2. Les étrangers arrivent ; 3. La roulette ; 4. Ceux qui y vivent.
  3. Les indigènes, au fond, ne sont pas plus intéressants que les étrangers.
  4. Le tout est d’ailleurs voué à la mort.

Vigo rédigea un bref texte de présentation du film qui
put servir de communiqué de presse :

Jean Vigo et Boris Kaufman viennent de terminer leur film, « A propos de Nice ». Ciel bleu, maisons blanches, mer éblouie, soleil, fleurs multicolores, cœurs en liesse, telle apparaît d’abord l’ambiance niçoise. Mais ce n’est là que l’apparence éphémère, fugitive, et que la mort guette, d’une ville de plaisirs. Par-delà cet aspect mortel, les jeunes cinéastes d’ »A propos de Nice » ont voulu dégager l’avenir d’une cité.

Jean Vigo est n é en 1905. Il réalisa A propos de Nice en 1930. Il est mort en 1934.

« Un chien andalou hurle, qui donc est mort ? »
Jean Vigo

1332 dans Films de ma collection

4 juillet, 2013

Les Films de ma collection (2)

Classé sous animation,Films de ma collection — Migas @ 19:22

Les films de ma collection :
LES FILMS D’ANIMATION

Les Films de ma collection (2) dans animation 110-300x206

L’Archange Gabriel et madame l’Oye
(Archanděl Gabriel a paní Husa)
Marionnettes – 1964 - 29’00 » – Couleur

Scénario et réalisation : Jiří Trnka d’après un conte de Giovanni Boccacio.
Musique : Václav Trojan (pas de dialogues)

Copie 16 mm

En introduction, le générique se présente sous la forme d’un petit dessin animé autonome qui n’est pas sans rappeler le film de Pasolini tiré du Decameron de Boccace. L’histoire se passe à Venise, sous la renaissance. Madame L’Oye est dévorée par une véritable passion pour l’Archange Gabriel. Le moine qui reçoit sa confession – un homme étrange d’une laideur repoussante – s’éprend de la belle pécheresse. Il se déguise en Archange Gabriel et s’introduit chez elle pour la séduire. Les trois frères de la belle démasqueront l’imposteur pour qui tout finira mal.

Les décors, les lumières et les costumes sont splendides. On songe au « Casanova » de Fellini. Les grands animateurs, parmi lesquels on peut classer Trnka, se reconnaissent à l’inventivité dont ils font preuve dans l’animation de leurs personnages. En effet, ils ne cherchent pas à reproduire la réalité mais ils donnent vie à des personnages ou des objets inanimés. La façon dont Dame l’Oye tortille son derrière lorsqu’elle se déplace fait partie des plus belles animations que je connaisse. A la fois amusante et érotique, elle confère au personnage une personnalité singulière très forte. On pense au déplacement de la super girl martienne, interprétée par Lisa Marie, dans « Mars attaque » de Tim Burton.

« L’Archange Gabriel », oeuvre assurément érotique, est la preuve, s’il en faut, que les films d’animation ne sont pas réservés aux enfants. Dame l’Oye est le personnage le plus érotique de Trnka. Elle possède des seins capables de se gonfler quand elle soupire !

61db546c1ce816f8485b9236bd8e6879-244x300 dans Films de ma collection
Jiri Trnka

3 juillet, 2013

Les Films de ma collection (1)

Classé sous animation,Films de ma collection — Migas @ 19:14

Les films de ma collection :
Les FILMS D’ANIMATION

Les Films de ma collection (1) dans animation sans-titre

RENAISSANCE – Walerian Borowczyk – 1963
(35 mm – 8’45 » – noir & blanc)
Copie 16 mm
Walerian « Boro » est un des « grands maîtres » du cinéma d’animation. Il réalise « Renaissance » en 1963 après Les Astronautes en 1959 (en collaboration avec Chris Marker) et Le Concert de Monsieur et Madame Kabal en 1962. Boro est surtout connu pour ses « Contes Immoraux » mais je lui préfère nettement « Goto, l’île d’amour » (1968) que je tiens pour un chef d’œuvre (à la croisée des univers de Kafka, Brecht et Ionesco).

Renaissance est une animation d’objets, ou plus exactement une destruction d’objets, montrée à l’envers. Le film démarre sur un décor calciné d’une beauté organique abstraite et peu à peu, par la magie du cinéma, les objets se reconstituent, se repositionnent, créant des mouvements improbables et inquiétants. La chouette se rempaille et retrouve ses plumes et ses yeux, la table remonte sur ses pieds, la trompette se répare, la photographie se débarrasse du noir de fumée qui l’avait envahi, etc.
Une explosion, toute symbolique (mais de quoi ?) est à l’origine et à la fin de tout cela.
Il y a dans cette œuvre une poésie étrange et fascinante.

La simplicité de la technique ainsi que du sujet placent Renaissance aux côtés des œuvres maîtresses d’Emile Cohl ou des précieuses réalisations de Norman McLaren.
Elle est de celles qui possèdent la transparence de l’évidence.

M.G.

http://www.dailymotion.com/video/x12876

 

image_gallery-210x300 dans Films de ma collection

Le Musée-Château d’Annecy a consacré un bel ouvrage à l’œuvre de Valerian Borowczyk (en vente chez Heeza : http://www.heeza.fr/fr/)

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