Cinéscopie

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26 novembre, 2011

Le Phénakistiscope

Classé sous Histoire — Migas @ 19:27

LE PHÉNAKISTISCOPE

Le phénakistiscope (du grec phenax -akos, « trompeur », et skopein, « examiner ») est un jouet optique qui donne l’illusion du mouvement. Il a été inventé par le Belge Joseph Plateau en 1832.

Il comporte un disque en carton, percé de dix à douze fentes, sur lequel un mouvement est décomposé en une séquence d’images fixes, et un manche permettant son maintien pendant sa rotation. Pour percevoir le mouvement, le spectateur se place en face d’un miroir et positionne ses yeux au niveau des fentes du disque, du côté opposé aux dessins. Il fait ensuite tourner le carton. Les fentes servent d’obturateur en ne laissant apparaître l’image reflétée dans le miroir qu’un très court instant. L’œil ne voit donc que des images fixées par la persistance rétinienne, les unes après les autres, ce qui reconstitue le mouvement lorsque le disque tourne à une vitesse suffisante (Wikipédia).

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A propos du Phénakistiscope :
Voici un court métrage réalisé par Pierre-Emmanuel Le Goff.

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proverbe poétique from pierre-emmanuel le goff on Vimeo.

Un film de Pierre-Emmanuel Le Goff avec Sarah Hamour et Sylvain Girves aka Girvolux

Lauréat saison 2 du concours Les PROverbes présidé par Yann Dedet

L’équipe:
- scénario/ réalisation: Pierre-Emmanuel Le Goff
- Cadre : Philippe Rougé
- Son : Piotr Moussette / Raphaël Acker / Jean-Daniel Bécache aka Jidibi
- Montage : Adam Carton de Wiart
- Tracking : Thomas Guillou
- Etalonnage : Cyrille Langevin

- extrait musical : Big Bill Broonzy – « Baby please don’t go » 1928 (libre de droit)

Merci à Stéphane de Lugamedia, Toumani de Kourtrajmé, Anna et Gaël de Lucy in the Sky, Thibault et son 5D, Cédric pour ses conseils

Synopsis:
Sarah passe voir Girvolux pour lui acheter un phénakistiscope qu’elle veut offrir à un homme lors de leur premier rendez-vous. Girvolux n’a pas le temps de lui montrer sa dernière invention mais, le coeur vaillant, décide de tout faire pour parvenir à la rattraper avant qu’il ne soit trop tard…

22 novembre, 2011

Cinéma et vidéo numérique 7

Classé sous Polemique — Migas @ 16:54

Suite à la soirée
LE SUPER 8 FAIT SON CINÉMA,
dans la fantaisie documentaire de Rémy Batteault, « SUPER 8… MON AMOUR ! », la réflexion d’un technicien qui répare notamment les caméras super 8, a retenu mon attention.
Il expliquait comment l’image filmée est reproduite sur la pellicule argentique par une intervention directe de la lumière qu’elle renvoie créant à son tour une image « vivante » à l’effigie de celle d’origine. Le numérique est incapable de reproduire l’image réelle. La lumière n’intervient ni sur la bande ni sur le disque dur mais provoque des signaux codés qui créent un succédané d’image, produit virtuel à l’aspect troublant car sans vie. Ceci explique notamment les sensations de froideur métallique, de définition exagérément poussée, d’hyper présence, etc.
L’effet est particulièrement net dans les blancs purs qui n’existent ni dans la réalité ni en argentique mais bien en numérique.

à suivre…

M.G.

15 novembre, 2011

Projecteur Meccano

Classé sous Curiosite,Materiels — Migas @ 17:01

LE CINÉMA MECCANO
Une curiosité découverte sur le Net par Antoine Orsero.

Description : n° 136 - Le cinéma Meccano – Modèle unique de projecteur cinéma à arc construit en 1935 et 1936 par Jean Bihn constitué à 90 % de pièces Meccano. Cet appareil est en format 9,5 mm (comme le Pathé Baby) s’inspire des projecteurs 35 mm équipant les salles de c inéma. Il a fait l’objet de nombreux articles dans différentes revues dont Meccano magazine (en langue anglaise et française (dont description complète en mai 1937 pages 138,139 et 148) qui le décrit comme un modèle remarquable. Il est fournit avec un bon nombre de films, toute la documentation le concernant, ainsi que sa mallette de transport et son écran. 52 x 42. Cet appareil a fait l’objet de nombreuses expositions
Expert : M. Jacques Van Den Bussche : 06.62.66.99.90

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10 novembre, 2011

Projecteur 9,5 mm !

Classé sous Curiosite,Materiels — Migas @ 22:17

Découvert sur le net, voici un curieux appareil .

Il s’agit d’un appareil en 9,5 mm qui ressemble un peu à un scopitone. Impossible de connaître la marque.
Une information d’Antoine Orsero.

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9 novembre, 2011

Cinéma et vidéo 6

Classé sous Polemique — Migas @ 11:11

Pourquoi ?

Pourquoi cette « invasion » numérique ?
La qualité des images est-elle supérieure ?
En général, elle est inférieure et dans le meilleur des cas, elle est égale. De toute manière, le 35 mm a atteint un niveau de qualité optimal (difficile voire inutile de chercher mieux !).
L’évolution des choses l’impose ?
Oui mais pourquoi ?
On a beau se creuser, pas de réponse ou si, une seule : rentabiliser le cinoche, faire des bénéfices, élargir le marché et cela au détriment d’une profession et en supprimant des emplois à court, moyen et long terme!

Si un des résultats du « tout numérique » est prévisible c’est bien le licenciement progressif des projectionnistes, la fermeture des laboratoires de développement et de tirage et d’autres réjouissances du même genre. De même la mort des petites salles indépendantes qui ne pourront s’équiper en numérique et qui n’auront plus la possibilité de passer des copies 35 mm des films récents ou bien très tard (les tirages de copies en 35 seront très limités et il faudra être patient pour en obtenir).

Bref, cette « révolution » s’annonce fort passionnante et il ne nous reste plus qu’à attendre que les salles soient toutes transformées en temples du pop-corn entièrement automatisés!

M.G.

P.S. : Les Cahiers du cinéma viennent de consacrer un numéro sur le sujet « Adieu 35, la révolution numérique est terminée » et tentent de définir plus ou moins scientifiquement les particularités de l’image numérique (preuve qu’elles sont différentes des images argentiques). Rien de bien convaincant mais nous y reviendrons.

8 novembre, 2011

Cinéma et vidéo numérique 5

Classé sous Curiosite,Polemique — Migas @ 21:53

EFFETS SECONDAIRES :

L’effet « Arc en ciel »

Systématiquement, lorsque je regarde un film en projection numérique, chez moi ou sur un écran de salle de cinéma, je rencontre un problème physique d’effet « arc en ciel » où je vois le spectre lumineux un très court instant. L’effet est particulièrement désagréable.
Avez-vous déjà ressenti cet effet ?
Quelqu’un peut-il l’expliquer ?

Je n’ai jamais ressenti l’effet en projection argentique.

M.G.

1 novembre, 2011

AU SECOURS !

Classé sous Non classé — Migas @ 13:51

 POLISSE

Alors que les critiques encensent le dernier long-métrage de Maïwenn « Polisse », je ne peux m’empêcher de formuler quelques critiques..

Le film s’ouvre sur un face à face entre une enfant et une enquêtrice de la Brigade de Protection des Mineurs. Quelques échanges verbaux, une caméra qui traque les personnages, s’enroule à hauteur de l’enfant, qui écoute, qui scrute. Le ton est donné. Le sujet est posé. Le père est mis en cause : pédophilie. L’enfant parle, raconte une « série d’attouchements », que son papa lui « gratte les fesses », la nuit pendant son sommeil. L’enquêtrice questionne la petite fille, formule et reformule ses mots, ses expressions, pour être sure de bien comprendre, de soulever les doutes et les approximations verbales. Lors de cet échange, les personnages ont une présence très forte, proche du documentaire. L’enjeu de cette scène est également considérable. Comment discerner la part de réalité et de fiction dans une parole d’enfant? Quand cette parole peut mener un père en prison, ou laisser un enfant dans la maltraitance. L’enquêtrice capte les signes, juge au feeling, au sentiment général qui se dégage. Mais rien n’est évident, et la responsabilité écrasante.

J’ai aimé cette scène d’introduction. Puis, le film a changé.


Exit la parole d’enfant. A présent, s’installe une ambiance bon enfant proche du sitcom « Hélène et les garçons » ou d’un reality show. Une joyeuse bande de copains se retrouve à la cafet pour « jouter », se vanner, bref, décompresser. Tous différents, tous soudés. Chacun y va de son histoire personnelle, bancale, agitée. Et tous vivent au rythme des appels téléphonique du service, des urgences, des interrogatoires musclés.

Je n’ai pas trouvé ces instants inintéressants, mais cela m’a donné une impression de déjà-vu, de déjà fait. Il y a dans ces plans une façon de ne pas filmer le sujet, de rester à côté, pour ne pas avoir l’air trop grave. Maïwenn travaille la vanne, le fait divers. Dès qu’elle peut s’échapper, elle le fait. Les plans les plus réussis deviennent ceux qui sont le plus étranger au film: une fête dans une discothèque, filmée comme une nécessité, une urgence.

Les enfants, quant à eux, ont rapidement quitté l’écran, laissant leur place aux grands, aux stars de l’écran. Et partir de là, le film se regarde benoîtement, presque en baillant. C’est gras, c’est gros, ça vole pas très haut. Dommage.


Là où le film devient franchement agaçant, c’est dans la volonté de Maïwenn de multiplier les efforts pour nous faire partager son regard tendre et amoureux sur Joey Star. La critique n’en peut plus de vanter sa prestation, criante de justesse et de sincérité. La critique a été séduite comme Maïwenn par ce grand gaillard au grand coeur. Mais,dans un film où la loi est garante du cadre, comment plaider en faveur d’un personnage qui insulte à tours de bras, qui dérape en interrogatoires, violente collègues et hiérarchie ? Un personnage constamment sur le fil du rasoir, dont on tremble à chaque instant qu’il ne craque, casse, crie, tape. Certes, Monsieur a l’élégance d’être sensible,de vibrer, de faire craquer femmes et enfants. Mais comment ? En prêtant son arme à une jeune stagiaire pour la faire kiffer, façon racaille, qui bande le gyrophare et beugle à tout va que c’est lui le flic, le détenteur de la carte qui lui confie les pleins pouvoirs sur tout et n’importe quoi. Maïwenn interprète elle-même cette jeune stagiaire coincée, coiffée d’un chignon façon mémère et affublée de grosses lunettes façon intello cucul. Et l’actrice réalisatrice se met alors à filmer son flirt, avec rococo et effets de caméra pesants.

L’amour rend aveugle. Et Maïwenn ne manque pas une occasion de le mettre en scène. Joey Star devient celui qui la libère, qui la sort de son milieu bourgeois, qui lui fait devenir femme et la protège, façon gros muscles, regard cassé, bouche cabossée, dents défoncées. Maïwenn filme avec grand talent ce délire érotico/amoureux. Autant vous dire que cette histoire, déroulée sous nos yeux complices et légèrement voyeurs, finit par gêner. Mais la réalisatrice, très inspirée sur le sujet, réalise finalement là les scènes les plus justes, les plus fortes de son film. Nous montrer son penchant pour un macho marginal est un régal, qu’elle nous délivre « à l’insu de son plein gré ». La Brigade de Protection des Mineurs devient alors le simple décor du vrai sujet du film : comment je suis tombée amoureuse de Joey Star.


Le film « Présumé coupable » est le contre-point total du film Polisse. Là, l’on filme le monde carcéral sans filtre ni effets stroboscopiques. Un seul personnage central, des personnages secondaires pour le servir. Un don de soi,de part et d’autre de la caméra. Dans ce genre de films, tout le monde y laisse des plumes, y compris le spectateur. Et c’est très bien, parce que c’est la vie, aussi, dans ce qu’elle a de plus sombre. Et quand on a le courage d’aborder un tel sujet avec honnêteté, on ne peut pas faire moins.

Dominique Mulmann

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